Dry Naturel
Pour le nettoyage, le KWL se détache
Le pressing Dry Naturel a choisi de substituer à un produit nettoyant fortement cancérigène le KWL, solvant efficace et inoffensif. Un procédé qui permet, en outre, de réduire la consommation d’eau et d’électricité. Un projet pilote, appelé à faire tache d’huile…
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Le procédé de séparation-filtration de
la machine Ipura permet de récupérer le solvant en limitant les résidus.
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L’ancêtre de Dry Naturel, le Pressing de L’Union (du nom du village où il est implanté, en Haute-Garonne), fonctionnait avec du perchloréthylène, comme la plupart des établissements de nettoyage à sec. Reconnaissable à son odeur caractéristique qui saisit les narines dès qu’on pénètre dans un pressing, le perchloréthylène est classé cancérigène de niveau 3. « J’ai décidé de passer à un procédé plus écologique », explique Valérie Ferry, la gérante de Dry Naturel, qui avait entendu parler de la technique Jet Clean. Un procédé qui utilise le KWL, un solvant chimique non cancérigène et beaucoup moins volatil.
Bon pour la planète, le KWL l’est aussi pour
la santé des employés… et pour les tissus.
De plus, il fonctionne avec une machine de la marque Ipura, qui présente des performances étonnantes en matière d’eau et d’électricité. D’où l’intérêt porté par l’ADEME, qui a d’emblée soutenu ce projet, en partenariat avec la chambre des métiers de la Haute-Garonne. Le principe ? « Les vêtements sont tout d’abord chauffés à l’intérieur de la machine, ce qui ouvre les fibres, explique Gérard Bardou, ingénieur à l’ADEME. Ensuite, ce sont des buses d’aspersion qui diffusent le produit. Celui-ci pénètre mieux à l’intérieur des tissus qu’avec le nettoyage en bain traditionnel. »
Plus efficace, ce nettoyage à sec consomme moins de solvant et nécessite moins d’énergie que le système classique. La consommation d’électricité par kilo de linge nettoyé est 4 fois moindre que celle de l’ancienne machine, selon les calculs de Fabrice Boury-Esnault, ingénieur à la chambre de métiers.
« Moins d’énergie consommée signifie aussi une température moindre. Ce qui requiert moins d’eau pour le refroidissement de la machine. La consommation d’eau pour un kilo de linge nettoyé est divisée par 6 ! », observe-t-il.
Séparation-filtration du solvant
Enfin, dernier avantage : fini les boues de perchloréthylène, qui sont des déchets dangereux, à collecter toutes les semaines. Dans les machines Ipura, un procédé de séparation-filtration permet de récupérer le solvant en limitant considérablement les résidus. « Il faut simplement changer le filtre de la machine au bout de 650 lavages », explique Valérie Ferry.
Pour l’achat de la machine Ipura, qui coûte 32 680 euros, elle a bénéficié d’une subvention de 6 500 euros de l’ADEME et de la région Midi-Pyrénées. L’Agence de l’eau Adour-Garonne a apporté une aide équivalente. Ce qui a permis à la gérante de Dry Naturel de maintenir ses tarifs, afin de fidéliser sa clientèle. Valérie Ferry ne compte pas s’arrêter en si bon chemin : elle a pour objectif de créer une chaîne de pressings sur ce modèle.
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