STARBUS | DÉCHETS

l'avant d'un bus STARBUS

 
UN PARTENARIAT EXEMPLAIRE

 
     
 

Autour de l’ADEME, le projet Starbus a réuni les agences de l’énergie et de l’environnement de la Grèce, de la Pologne, de l’Italie et du Portugal, ainsi que des partenaires français dont le Centre de recherche en machines thermiques, le Centre d’études techniques de l’équipement de Lyon, la RATP et BR, un cabinet de consultants. Présenté officiellement lors d’une conférence organisée par l’ADEME à Sophia Antipolis en décembre dernier, Starbus est opérationnel depuis janvier 2009. Cet outil sera particulièrement utile dans le cadre de la directive européenne sur les véhicules propres, applicable en 2010, qui impose lors des achats publics de quantifier et de prendre en compte les coûts environnementaux des véhicules lourds et légers tout au long de leur durée de vie.

 
 
 

Starbus
Les autobus passent au vert

Initié et piloté par l’ADEME depuis trois ans, le projet européen Starbus vient de s’achever avec la mise en place d’un outil permettant aux collectivités de faire le meilleur choix environnemental et économique lors du renouvellement des autobus urbains.

  le site internet www.starbus-tool.eu
L’outil d’aide à la décision s’appuie sur un site Internet : www.starbus-tool.eu

   

Gaz naturel véhicule, gaz de pétrole liquéfié, diesel avec filtres à particules, biocarburants… Les filières « couple moteur-carburant » sont multiples pour faire avancer les bus urbains sur la voie du développement durable. Le choix s’avère cependant difficile pour les exploitants des réseaux de bus et les autorités organisatrices des transports, tant le nombre de critères associés (émissions polluantes, gaz à effet de serre, bruit, coûts…) est difficile à quantifier. « Certaines filières contribuent à protéger l’environnement mais s’avèrent plus onéreuses que d’autres. De même, une solution pourra présenter de bonnes performances en termes d’émission de polluants – CO, NOX, HC, particules –, mais générera plus de gaz à effet de serre. De plus, ces éléments varient en fonction des conditions locales d’utilisation », explique Gabriel Plassat, ingénieur au département transport et mobilité à l’ADEME, en charge des carburants, de la prospective, des projets internationaux, et chef du projet Starbus.

Agréger les coûts
Pour aider les différents acteurs concernés à faire le meilleur choix, l’ADEME a initié le projet Starbus début 2006. Une initiative menée avec plusieurs partenaires, et allant pleinement dans le sens de la directive sur les véhicules propres de la Commission européenne (lire encadré) qui a financé pour moitié ce programme, d’un montant global de 1,4 million d’euros, par le biais de l’Agence exécutive pour la compétitivité et l’innovation (EACI). La méthodologie retenue est basée sur la prise en compte conjuguée des coûts externes liés aux conséquences sur l’environnement (émissions polluantes, gaz à effet de serre et bruit) et des coûts économiques classiques. « Nous avons considéré que l’impact d’une tonne de particules coûte 120 000 euros à la société, qu’une tonne de NOX est équivalente à 8 000 euros, et qu’une tonne de CO2 représente un coût de 40 euros. En additionnant ces valeurs aux montants d’investissement et de fonctionnement, Starbus permet donc de proposer un indicateur global », poursuit Gabriel Plassat.

Indicateur globalL’outil d’aide à la décision est composé d’un site Internet libre d’accès (www.starbus-tool.eu) et d’un boîtier qui se connecte simplement sur un bus. Ce boîtier, fourni également gratuitement sur demande, permet de caractériser en quelques heures un réseau en enregistrant sur une clé USB l’ensemble des paramètres : vitesse véhicule, régime et couple du moteur, température d’échappement. Ces éléments sont ensuite directement utilisés par le site Internet pour produire plusieurs livrables à haute valeur ajoutée : le calcul des émissions polluantes, de CO2 spécifiquement dans le réseau caractérisé pour les différentes filières identifiées.
Il permet aussi d’agréger ces données afin de déterminer la meilleure solution en fonction des spécificités locales. Un outil d’avenir, tant pour les collectivités que les constructeurs, centres de recherche sur les véhicules et consultants en charge d’études sur la mobilité durable.