
Cafés Coïc, petite entreprise bretonne qui emploie une quarantaine de personnes, s’est lancé dans un Bilan Carbone, financé à 50 % par l’ADEME.
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Une quinzaine de dossiers financés
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Sollicitée par Gilles Coïc, l’ADEME a financé le Bilan Carbone du torréfacteur breton à hauteur
de 50 %. « En 2007, nous avons accompagné sept entreprises en Bretagne dans ce même type de projets, souligne Patrick Danvert, de la délégation régionale Bretagne de l’ADEME. Et cette année, au 15 juillet, nous avions déjà financé une quinzaine de dossiers. Il est vrai que nous faisons beaucoup de sensibilisation vers nos industriels. En ce qui concerne les Cafés Coïc, je trouve admirable qu’une entreprise de leur taille, qui reste modeste, ait entrepris la démarche. Ce n’est pas facile pour les petites et moyennes entreprises, car elles n’ont pas forcément l’écoute de leurs fournisseurs et ont donc peu de marge de manœuvre. »
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Cafés Coïc
Pour « un petit noir » sans carbone
Grâce au Bilan Carbone® effectué en début d’année, les Cafés Coïc, torréfacteur breton, travaillent chaque jour à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre tout en réalisant des économies. Du grain à moudre pour le développement durable.
Entreprise familiale installée depuis 38 ans dans le Finistère, les Cafés Coïc ont été parmi les premiers torréfacteurs français à se lancer dans les produits biologiques. Rien d’étonnant, en conséquence, à ce qu’ils aient été immédiatement séduits lorsque, fin 2007, Proxima Énergies leur a proposé un Bilan Carbone. « Nous avions entendu parler de cette démarche, mais nous ne savions pas comment la mettre en œuvre, précise Gille Coïc, président de l’entreprise. Quoi qu’il en soit, nous avons accepté d’emblée de faire l’objet de ce bilan, et cela sur un périmètre total, soit du producteur au consommateur. Nous avons transmis les éléments demandés, organisé diverses réunions, et, en mars 2008, nous étions en mesure de découvrir les résultats. »
Impliquer les salariés et les fournisseurs
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Ces derniers ont montré une émission globale de 183 tonnes-équivalent carbone, pour un effectif global de 36 salariés. « Le document a mis en évidence qu’il y avait de nets progrès à faire en matière de fret, responsable de 36 % des émissions, mais aussi de déplacements de personnes et de gestion des emballages. Nous avons alors informé nos salariés des chiffres obtenus et mis sur pied un plan d’actions spécifique. S’agissant par exemple des emballages, nous avons référencé un fournisseur plus proche, pris des cartons d’une épaisseur moindre avec une palettisation réduite. Nous demandons aussi à nos vendeurs-livreurs de récupérer les cartons après la mise en rayon pour une deuxième utilisation. Par ailleurs, en 2009, nous organiserons un stage de formation à l’éco-conduite pour 6 ou 7 de nos conducteurs et nous optimiserons les fréquences de livraison. Enfin, nous avons sollicité un diagnostic emballage pour améliorer le conditionnement de nos paquets de café, et nous nous sommes renseignés sur la pose d’équipements photovoltaïques sur le toit. »
Du coté des fournisseurs
En revanche, convaincre les fournisseurs d’adhérer à la démarche se révèle plus ardu que prévu. « Nous avons demandé à nos partenaires ce qu’ils envisageaient de faire, notamment sur les emballages. À mon grand regret, ils n’ont pas pris d’initiative, voire ne nous ont pas répondu. Je pense qu’ils ne sont pas encore mûrs pour ce genre d’action, ce qui est dommage. » Pour autant, Gilles Coïc ne regrette pas l’aventure, bien au contraire. « Nous sommes très heureux d’avoir fait ce Bilan Carbone. Non seulement il nous permettra de nous améliorer en matière énergétique, mais de plus, grâce à lui, nous réalisons dès à présent des économies, ne serait-ce que sur les matériaux utilisés. Et nous n’allons pas nous arrêter en si bon chemin… »
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