La réponse ADEME  
     
 

Un meilleur confort thermique,
une consommation énergétique réduite de 60 %, des charges locatives en baisse. Les anciens habitants de la tour Corse, comme les nouveaux, apprécient. « Avant les travaux de réhabilitation, les appartements de cet immeuble de 18 étages consommaient 178 kWh/m2, rappelle Dominique Birrien, ingénieur en charge de l’énergie dans les bâtiments et de la HQE à la délégation Pays-de-la-Loire de l’ADEME. Aujourd’hui, leur consommation atteint 71 kWh/m2, au-dessous des 80 kWh préconisés par le Grenelle Environnement pour les logements existants. » Ainsi, les performances des logements atteignent le niveau de la réglementation RT 2005 relative aux bâtiments neufs.

 
 
 

 

Pays-de-la-Loire
Des HLM réhabilités tour à tour

Rénovation à tous les étages : une tour HLM des années 1970, à Nantes, a été désossée puis transformée de fond en comble. Après deux ans de travaux, les appartements sont mieux distribués, et la facture énergétique réduite de 60 %. Une autre tour est en cours de réhabilitation.

Les locataires de la tour Corse, dans le quartier Malakoff, à Nantes, peuvent se réjouir: après deux ans de travaux, leurs appartements HLM, refaits à neuf, respectent la réglementation thermique RT 2005 et consomment moins d’énergie. « Les résultats très intéressants de cette opération de rénovation montrent que les bâtiments des années 1970, souvent de qualité énergétique médiocre, peuvent être sensiblement améliorés », indique Dominique Birrien, ingénieur chargé de l’énergie dans les bâtiments et de la HQE à la délégation Pays-de-la-Loire de l’ADEME.
Cette opération de renouvellement urbain s’inscrit dans le cadre du Plan Climat de la communauté d’agglomération de Nantes Métropole. Elle a été réalisée en concertation avec les habitants : « Nous les avons réunis pour leur expliquer les modalités du chantier, explique Patrick Elias, directeur de La Nantaise d’Habitations, propriétaire de la tour. Nous leur avons aussi demandé ce qu’ils souhaitaient pour leur nouveau logement. »
Afin de connaître l’ampleur et la nature des travaux à réaliser, l’ADEME a contribué à la mise au point de diagnostics énergétiques préalables, réalisés par le bureau d’études I2C. « Nous nous sommes alors aperçus que, pour atteindre nos objectifs d’économie d’énergie, la tour devait être lourdement rénovée », ajoute Patrick Elias.

Une forte surprise pour les locataires
« Les travaux ont débuté à l’été 2005. Ils ont été réalisés par tranches de quatre étages, avec un étage tampon pour éviter les nuisances sonores, explique l’architecte, Pierre Thabart. Nous avons déshabillé complètement chaque niveau, en ne gardant que les murs porteurs, pour reconstituer des appartements plus grands, plus lumineux, mieux isolés et moins sonores. » Un bardage composite en résine et fibres minérales et de la laine de verre ont été posés en façade. L’isolation et l’étanchéité du toit-terrasse ont été refaites.
À l’intérieur, les murs ont été recouverts par un isolant constitué de polystyrène expansé à haute densité et de placoplâtre. Les volets et les menuiseries ont été remplacés, les loggias fermées par des fenêtres teintées, pour éviter la réverbération du soleil. Au rez-de-chaussée, un flocage de fibres minérales a été projeté sur les plafonds. L’ADEME et le conseil régional des Pays-de-la-Loire ont financé un cinquième des 500 000 euros du volet énergétique des travaux.
La tour Corse compte désormais 80 appartements, contre 72 à l’origine, plus agréables, mieux distribués, et, pour certains, plus spacieux. « Pour les locataires, la surprise a été très forte », souligne Pierre Thabart.
Une seconde tour, construite à la même époque, est réhabilitée avec les mêmes exigences par La Nantaise d’Habitations, toujours avec l’aide de l’ADEME. Le chantier, entamé début 2008, prévoit même l’introduction de l’eau chaude sanitaire solaire.