boîte aux lettre Renz

 
La réponse ADEME

 
     
 

L’éco-conception, c’est bien. Mais cela ne se voit pas forcément. Alors comment communiquer sur son utilisation ? Dans le cadre de l’opération collective sur l’éco-conception, organisée par l’ADEME, la Drire et le conseil régional de Lorraine, Renz a pu s’appuyer, durant la phase de création de son nouveau produit, sur les conseils d’un expert en communication. Trois idées ont été développées : créer un porte-nom assez grand pour indiquer tous les noms des destinataires du courrier (pratique pour les familles recomposées ou les associations) et intégrer le numéro de la maison ; installer, en option, un éclairage du porte-nom par des diodes électroluminescentes (LED) alimentées par une cellule photovoltaïque de 6 cm2 située dans le pied de la boîte aux lettres ; ajouter, au sommet de la boîte, un toit très design pour abriter le journal.

 
 

 

Renz
Éco-conception: c'est dans la boîte !

Numéro deux de la boîte aux lettres individuelle en France, Renz a mis au point un modèle respectueux de l’environnement.

Avec son toit servant d’abri pour le journal, son grand porte-nom et sa ligne originale, la dernière boîte aux lettres de la société Renz, lancée le 1er juin, ne passe pas inaperçue. Mais, comparée au précédent modèle, d’autres qualités, moins visibles, apparaissent : sa fabrication requiert 65 % d’énergie en moins, le nombre de ses composants a baissé de 38 % et son poids de moitié. Tous ces résultats, bénéfiques pour l’environnement, ont été obtenus grâce à la création d’une cellule éco-conception au sein du bureau d’études (BE) de l’entreprise. « Nous avons même embauché un technicien spécialisé en éco-conception, qui nous sert de référent, explique Thierry Supernat, responsable du BE. Les paramètres de l’éco-conception ont été intégrés à la fabrication des produits. Par exemple, tous nos plans mentionnent les exigences environnementales à atteindre.»
L’engagement écologique de Renz, numéro deux de la boîte aux lettres individuelle en France, ne date pas d’hier. Installée à Woustviller (Moselle), l’entreprise est remarquée en 1996 pour sa chaîne de poudrage «zéro rejet». En 2005, Thierry Supernat participe à la première formation nationale sur l’éco-conception organisée par l’ADEME.
Il propose ensuite à son entreprise, qui prépare une nouvelle gamme de boîtes aux lettres, d’intégrer l’éco-conception. «Renz ne connaissait pas encore cette nouvelle approche, mais voulait aller plus loin dans le domaine de l’environnement, se souvient Jacques Szerman, délégué régional adjoint de l’ADEME Lorraine. Lors de notre première réunion, j’ai été très surpris par la présence des principaux responsables de l’entreprise, du bureau d’études au directeur commercial sans oublier la production et le marketing : c’était un très bon signe.»

Des coûts de production et de transport diminués
Grâce au lancement d’une opération collective sur l’éco-conception par l’ADEME, la Drire et le conseil régional de Lorraine, Renz obtient l’appui du cabinet d’études 3A Consulting, du designer Axone Design et d’un consultant marketing, tous spécialisés dans l’éco-conception. Le Centre d’études techniques de l’industrie mécanique (Cetim) de Saint-Étienne effectue les tests de résistance à la corrosion. La nouvelle boîte doit être aussi solide que les précédentes et respecter les nombreuses normes en vigueur.
Pour financer ces études, d’un montant global d’environ 60 000 euros, Renz obtient une aide de 10 500 euros de l’ADEME et une aide identique du conseil régional. «L’éco-conception augmente les coûts de conception, mais permet des gains de production», souligne Jacques Szerman.
La suppression d’un alliage zinc-aluminium et l’utilisation de matériaux recyclables procurent en effet un avantage économique à la SARL. «Nous avons même diminué nos coûts de transport, ajoute Thierry Supernat. Grâce à une légère réduction du volume des boîtes et à une meilleure disposition des produits sur les palettes, nous avons doublé les chargements et divisé par deux le nombre des camions.»