lampadaires sur une place

  À savoir  
  L’enquête TNS Sofres «Énergie et patrimoine communal» 2005 a été commandée par l’ADEME, EDF et GDF, avec le soutien de l’Association des ingénieurs territoriaux de France (AITF). Elle a été réalisée de septembre 2006 à avril 2007 auprès de 776 communes métropolitaines de plus de 500 habitants (hors Lyon, Paris et Marseille). Publiés fin 2007, les résultats de cette étude, comparés à ceux des précédentes éditions (1990, 1995 et 2000), permettent de mieux mesurer les résultats des efforts des collectivités en matière de maîtrise de l’énergie. Ils constituent également un support précieux pour le travail d’animation et d’accompagnement de proximité qu’assurent les délégations régionales de l’ADEME.

 
 
 

Maîtrise de l’énergie
Une enquête éclaire la lanterne des communes

L’enquête «Énergie et patrimoine communal», menée à l’initiative
de l’ADEME, fournit aux collectivités un éclairage précieux pour la maîtrise de leur politique énergétique.

Face au défi du changement climatique, la France a engagé une politique volontariste de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre dans l’ensemble des secteurs économiques. Les collectivités territoriales – et parmi elles les communes, au plus près des citoyens – ont un rôle clé à jouer pour la réalisation des objectifs nationaux. «Les communes gèrent trois grands postes de consommation d’énergie : les bâtiments municipaux, les flottes de véhicules et l’éclairage public. Elles peuvent réduire leurs dépenses en investissant pour améliorer la performance énergétique de ce patrimoine et rationaliser sa gestion», rappelle Régine Trotignon, chargée d’études Bâtiment, prospective et socio-économie à l’ADEME. Pour cela, les acteurs territoriaux ont besoin d’outils de suivi permettant d’identifier les leviers d’action pertinents. C’est cet éclairage qu’apporte l’enquête «Énergie et patrimoine communal», menée tous les 5 ans depuis 1990 à l’initiative de l’ADEME et dont les derniers résultats, publiés fin 2007, portent sur le bilan énergétique de l’année 2005. «Cette étude très attendue fournit aux collectivités les données de référence indispensables pour se situer par rapport aux autres communes et orienter au mieux leur politique de maîtrise de l’énergie, précise Régine Trotignon.
Elle pourra également permettre d’évaluer l’impact de certaines mesures décidées lors du Grenelle de l’environnement.»

Des dépenses en hausse
En 2005, la consommation totale d’énergie des communes est estimée à 32 milliards de kWh, soit 4,4 millions de tep*, représentant un budget global de 2,2 milliards d’euros (près de 4 % du budget moyen de fonctionnement).
«Si la consommation globale a progressé de 6 % en 5 ans, du fait notamment d’un accroissement du parc, la consommation par habitant reste à peu près stable, augmentant de 1,2 % seulement. En revanche, avec la hausse des prix de l’énergie, les dépenses ont fait un bond de plus de 19 %, ce qui représente une augmentation de près de 15 % de la dépense unitaire», observe Régine Trotignon.
La part de l’éclairage public reste à peu près stable et celle des carburants diminue au profit des bâtiments, ces derniers concentrant les trois quarts des consommations et 70 % des dépenses.
L’évolution du bouquet d’énergies se poursuit : la part du fioul (9 %) continue à décroître au profit du gaz et de l’électricité qui font jeu égal avec 40 % de part de marché. La place des énergies renouvelables reste encore marginale, malgré un nombre croissant de réalisations et de projets dans ce domaine. En ce qui concerne l’éclairage public, l’augmentation du nombre de points lumineux n’entraîne pas celle de la consommation. «On constate une réelle volonté de maîtrise de l’éclairage, qui reste le premier poste de consommation d’électricité. Les communes y parviennent en adaptant les puissances souscrites et en s’équipant de lampes au sodium», relève Régine Trotignon. De même, les chiffres traduisent les efforts pour maîtriser la consommation des parcs de véhicules municipaux, grâce à une meilleure gestion des flottes et à l’évolution des comportements. Malgré la progression du gazole, nettement dominant, la part des véhicules roulant avec un carburant alternatif devient significative dans les collectivités de plus de 10 000 habitants et s’affirme dans celles de plus de 20 000 habitants. «Dans leurs actions, les communes ont privilégié l’amélioration de l’éclairage public, l’isolation des bâtiments et la rénovation des chaufferies, conclut Régine Trotignon. La moitié d’entre elles ont au moins un projet dans les 2 ou 3 ans, avant tout des projets d’investissement, notamment en matière d’éclairage. La sensibilisation des usagers des bâtiments communaux comme l’adaptation des tarifs font aussi partie des priorités.»
*tonnes équivalent pétrole

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