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La réponse ADEME |
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Une garantie des performances
Les capteurs solaires de la prison de Neuvic offrent une garantie de résultat de cinq ans par le fabricant de capteurs, le bureau d’études et l’entreprise qui ont procédé à leur installation. Ils doivent produire un minimum de 184 000 kWh théoriques, avec une marge de sécurité de 20 % pour tenir compte des aléas climatiques. «Depuis leur mise en service, un relevé de la production solaire et des consommations d’eau (les deux vont de pair) est effectué tous les mois, indique Alain Mestdagh, ingénieur de la délégation régionale Aquitaine de l’ADEME. Après plus de 4 mois, la production solaire est supérieure de 27 % à l’objectif annuel.» En cas de résultat insuffisant, dès la deuxième année, les trois prestataires seront tenus de dédommager Elyo, gestionnaire de la prison, pour chaque kWh solaire non produit. Dans cette hypothèse, le gaz, utilisé pour le reste de la production d’eau chaude sanitaire, palliera les éventuels dysfonctionnements des panneaux. |
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Aquitaine
Le solaire entre derrière les barreaux
Depuis l’été dernier, des capteurs solaires alimentent les douches de la prison de Neuvic, en Dordogne. Une expérience pilote de l’administration pénitentiaire et de l’ADEME.
Pour la première fois en France, des panneaux solaires ont été posés dans une prison. Depuis le 10 août 2007, 326 m2 de capteurs ont été installés dans le centre de détention de Neuvic, en Dordogne. Celui-ci, selon le ministère de la Justice, «accueille les condamnés d’un an et plus considérés comme présentant les perspectives de réinsertion les meilleures». Les panneaux permettent de produire une partie des
11 000 m3 d’eau chaude sanitaire consommés chaque année par les quelque 400 détenus de cet établissement, ouvert en 1990.
Cette opération s’inscrit dans les objectifs d’exemplarité de l’État en matière de développement durable. Elle a été imaginée il y a trois ans au gré d’une réflexion commune menée par l’administration pénitentiaire et l’entreprise Elyo, gestionnaire délégué de l’établissement. «Ces deux acteurs mènent une démarche continuelle d’économie d’énergie et d’amélioration des conditions de détention, explique Alain Mestdagh, ingénieur à la délégation régionale Aquitaine de l’ADEME. D’autres initiatives ont été prises : installation de régulateurs de débit des robinets dans les cellules, pose de mitigeurs dans les douches et remplacement de l’éclairage par des tubes fluorescents à basse consommation.»
En concertation avec l’ADEME, un pré-diagnostic solaire a été mené par le bureau d’études Tecsol, pour connaître les conditions techniques et économiques d’installation des capteurs. La «solarisation» partielle de la production d’eau chaude devrait éviter, chaque année, l’émission de 35 tonnes de CO2. «Après quatre mois de fonctionnement, les premières mesures indiquent que 24 tonnes de CO2 auront été évitées en une année», précise Alain Mestdagh. Une estimation qui devra toutefois être affinée au terme de la première année d’utilisation.
D’autres opérations à venir
L’investissement, d’un montant de 285 000 euros à la charge du gestionnaire, a été en partie financé par une aide de l’ADEME de 40 %, soit 110 161 euros. «L’ADEME a joué un rôle de déclencheur, en incitant le ministère de la Justice à respecter la stratégie de développement durable de l’État, précise Sylvain Krummenacher, responsable de la communication de l’ADEME Aquitaine. Nous souhaitons qu’il se lance dans d’autres opérations de ce type. Pour faire passer ce message, nous avons organisé,
le 15 février dernier, une réunion de sensibilisation au développement durable des responsables de l’administration pénitentiaire de la région Aquitaine.» Après le succès de l’installation de Neuvic, un nouveau projet est à l’étude. Sa localisation devrait être annoncée prochainement.
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