En Algérie et Tunisie aussi  
  L’ADEME a signé en juillet dernier un nouvel accord avec l’Agence nationale pour la maîtrise de l’énergie de Tunisie, (ANME) pour accompagner son partenaire dans la mise en œuvre d’un programme spécifique sur les certificats d’économie d’énergie associant EDF et la Société tunisienne de l’électricité et du gaz. En Algérie, le dernier partenariat en date a été signé en décembre 2006. L’ADEME a apporté son soutien technique au projet de diffusion de 500 000 lampes à basse consommation lancé dans le pays par l’Agence nationale pour la promotion et la rationalisation de l’utilisation de l’énergie. Elle va également prendre part au projet de mise en place d’une réglementation thermique et à la réalisation de 600 logements performants en énergie.  
 
 
 
Coopération franco-marocaine
Le Maghreb, une région pleine d’énergies

L’ADEME a signé un nouvel accord de coopération avec l’agence homologue marocaine, le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER). Un partenariat axé autour de la maîtrise de l’énergie et de la promotion de l’écotourisme.

Engagés depuis les années 80, les échanges avec le Maroc ont débouché en 2001 sur un premier accord, reconduit trois ans plus tard. «Le principal axe de travail était alors l’accès à l’énergie en milieu rural dans le cadre d’un premier programme pilote d’électrification rurale (PPER) puis du Programme d’électrification rurale globale (PERG), explique Noémie Zambeaux, chargée de mission Afrique du Nord et Moyen-Orient à l’ADEME. Nous sommes alors intervenus auprès du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) pour mettre en place des formations spécifiques à l’entretien et à la maintenance de systèmes d’énergie renouvelable, installer des plateformes pédagogiques et une base de documentation. » Aujourd’hui, le PERG est en voie d’achèvement, plus de 97 % de la population ayant accès à l’électricité.
Le CDER, avec l’aide de l’ADEME, va maintenant développer une grille d’analyse pour étudier l’impact de l’électrification sur le développement humain et économique, un projet qui fait partie des quatre axes de travail de l’accord renouvelé en novembre 2007. Autre thème prioritaire : l’efficacité énergétique dans les bâtiments et l’industrie. «Il s’agit pour nous d’accompagner l’équipe du CDER pour renforcer les capacités existantes, échanger nos expériences, développer des outils de politique publique et soutenir la mobilisation des régions sur ces sujets assez nouveaux pour les collectivités marocaines», commente Noémie Zambeaux. Le développement des énergies renouvelables est un troisième axe privilégié. Après avoir collaboré à un programme de mesure du gisement éolien au Maroc, l’ADEME est impliquée dans le développement de cette technique dans le royaume qui devrait se doter d’une puissance de production de 1 200 MW à l’horizon 2012.

Faire face au tourisme
«Nous allons également renforcer nos actions sur le froid solaire. C’est une priorité liée au développement du tourisme et à l’augmentation des besoins en climatisation qui font exploser la demande d’électricité», souligne Noémie Zambeaux. La promotion de l’écotourisme est d’ailleurs au programme de l’accord CDER/ADEME. Un projet mené par l’Agence a déjà permis d’installer des chauffe-eau solaires collectifs avec garantie de résultats dans plusieurs hôtels pour la fourniture de l’eau chaude. L’ADEME va également appuyer le ministère du Tourisme, en concertation avec le CDER, pour mettre en place une charte de l’écotourisme et définir un ensemble de critères prenant en compte le développement durable dans la réalisation du Plan Azur. Ce plan de développement touristique prévoit la création de six stations balnéaires susceptibles d’accueillir 10 millions de touristes par an d’ici 2010…