Le
Club ADEME International, groupement de 70 éco-entreprises
exportatrices, est à l’initiative du PEXE.
Il a été rapidement rejoint par d’autres
associations d’entreprises et des partenaires
institutionnels du commerce extérieur français
tels que UBIFRANCE.
Un enjeu économique majeur
Le marché mondial de l’environnement, estimé
actuellement par la Commission européenne à
environ 400 milliards d'euros par an, devrait augmenter
de 25 % à l’horizon 2010. Aujourd'hui,
la France se situe au 4e rang mondial dans l'exportation
de savoir-faire et de technologies environnementales.
Mais elle doit tenir compte d'une concurrence de plus
en plus forte, venant surtout des Etats-Unis, et renforcer
sa place sur les marchés les plus porteurs.
Des secteurs favorables
Ce sont les entreprises françaises du domaine
des déchets et de l'eau qui, sur la scène
internationale, tirent le mieux leur épingle
du jeu.
Dans d’autres secteurs tels que la dépollution
des sols, l’offre française qui accusait
un certain retard est aujourd’hui en meilleure
position en proposant un bon rapport dépollution/coût.
On assiste aussi à la montée en puissance
de l’offre française en matière
de métrologie.
Une mise en réseau
Le PEXE s’appuie sur un fonctionnement en réseau
et favorise des synergies entre les différents
acteurs concernés (entreprises, administrations
et organismes publics nationaux et régionaux…),
en établissant des partenariats public/privé.
Il s’adresse aux PME-PMI, mais aussi aux grands
groupes industriels. Comme l'affirme Jean-Jacques Thomas,
responsable de la promotion industrielle et commerciale
à la direction de l’action internationale
de l'ADEME,
« ce plan a le mérite
d'optimiser les procédures existantes, notamment
les aides financières du commerce extérieur
français ». Des tables-rondes
par filière (ingénierie, déchets
hospitaliers, acoustique, énergies renouvelables,
pollution de l'air…), auxquelles toute éco-entreprise
française peut participer, sont organisées.
Après identification de l'offre exportatrice
du secteur, un ou plusieurs groupes d'action définissent
les stratégies concertées qui débouchent
sur des actions concrètes (plans multimédia
de communication internationale, programmes de promotion
et opérations pilotes dans des pays cibles...).
L'exemple chinois
Dans le cadre du PEXE, un groupe d'action s'est constitué
autour du programme “Lobbying Jeux Olympiques
2008”.
« Les Chinois, explique Jean-Jacques
Thomas
, veulent que Pékin devienne une ville
verte. Des marchés importants s’ouvrent
à cette occasion. » L'ADEME et
ses partenaires ont déjà tissé
des liens étroits avec les autorités de
ce pays. Par exemple, dans le domaine de la qualité
de l’air, un consortium de cinq entreprises françaises
a proposé une offre globale pour la création,
d’ici 2007, d’une centaine de réseaux
de mesure de surveillance.