Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 96 / avril-mai 2004 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Mieux s’organiser à l’export

Lancé en 2002, le Plan export des éco-entreprises (PEXE) vise à favoriser la présence des éco-entreprises françaises sur les marchés étrangers en s’appuyant sur des partenariats public/privé.

Le Club ADEME International, groupement de 70 éco-entreprises exportatrices, est à l’initiative du PEXE. Il a été rapidement rejoint par d’autres associations d’entreprises et des partenaires institutionnels du commerce extérieur français tels que UBIFRANCE.

Un enjeu économique majeur
Le marché mondial de l’environnement, estimé actuellement par la Commission européenne à environ 400 milliards d'euros par an, devrait augmenter de 25 % à l’horizon 2010. Aujourd'hui, la France se situe au 4e rang mondial dans l'exportation de savoir-faire et de technologies environnementales. Mais elle doit tenir compte d'une concurrence de plus en plus forte, venant surtout des Etats-Unis, et renforcer sa place sur les marchés les plus porteurs.

Des secteurs favorables
Ce sont les entreprises françaises du domaine des déchets et de l'eau qui, sur la scène internationale, tirent le mieux leur épingle du jeu.
Dans d’autres secteurs tels que la dépollution des sols, l’offre française qui accusait un certain retard est aujourd’hui en meilleure position en proposant un bon rapport dépollution/coût. On assiste aussi à la montée en puissance de l’offre française en matière de métrologie.

Une mise en réseau
Le PEXE s’appuie sur un fonctionnement en réseau et favorise des synergies entre les différents acteurs concernés (entreprises, administrations et organismes publics nationaux et régionaux…), en établissant des partenariats public/privé. Il s’adresse aux PME-PMI, mais aussi aux grands groupes industriels. Comme l'affirme Jean-Jacques Thomas, responsable de la promotion industrielle et commerciale à la direction de l’action internationale de l'ADEME, « ce plan a le mérite d'optimiser les procédures existantes, notamment les aides financières du commerce extérieur français ». Des tables-rondes par filière (ingénierie, déchets hospitaliers, acoustique, énergies renouvelables, pollution de l'air…), auxquelles toute éco-entreprise française peut participer, sont organisées. Après identification de l'offre exportatrice du secteur, un ou plusieurs groupes d'action définissent les stratégies concertées qui débouchent sur des actions concrètes (plans multimédia de communication internationale, programmes de promotion et opérations pilotes dans des pays cibles...).

L'exemple chinois
Dans le cadre du PEXE, un groupe d'action s'est constitué autour du programme “Lobbying Jeux Olympiques 2008”.
« Les Chinois, explique Jean-Jacques Thomas, veulent que Pékin devienne une ville verte. Des marchés importants s’ouvrent à cette occasion. » L'ADEME et ses partenaires ont déjà tissé des liens étroits avec les autorités de ce pays. Par exemple, dans le domaine de la qualité de l’air, un consortium de cinq entreprises françaises a proposé une offre globale pour la création, d’ici 2007, d’une centaine de réseaux de mesure de surveillance.



© Fred'

 Les marchés porteurs
Selon une récente étude de l’OCDE/EUROSTAT, les États-Unis, l'Union européenne et le Japon représentent actuellement entre 75 et 90 % du marché mondial des éco-industries.
Mais les principaux enjeux se situent dans les pays émergents : d’ici 2010, ces marchés devraient croître annuellement de 14 % en Asie du Sud-est, 10 % en Amérique latine, 9 % dans les PECO, 8 % au Moyen-Orient et 6 % en Afrique.

Pour en savoir plus
Le guide des financements à l'international, Editions ERAI, Janvier 2004, gratuit. Réalisé par ERAI (Entreprise Rhône-Alpes International) avec le soutien de l’ADEME dans le cadre du PEXE, ce document présente un panorama complet des financements publics et parapublics destinés aux éco-entreprises françaises qui ont des projets de développement à l'international.

 CONTACT  Jean-Jacques Thomas
Tél. : 01 47 65 23 30
jean-jacques.thomas@ademe.fr