| EFFET
DE SERRE
Créée en septembre 2002 par le
MEDEF, l’EPE (Entreprises pour l’environnement),
20 grandes entreprises et 3 fédérations
professionnelles, l’AERES regroupe à ce
jour une trentaine de sociétés (groupes
industriels de dimension internationale pour la plupart)
qui s’engagent à réduire leurs émissions
de gaz à effet de serre résultant en grande
partie de la consommation d’énergie. Hormis
le secteur de la production énergétique,
les entreprises manufacturières comptent, d’ici
à 2007, diminuer ces émissions de 27 %
par rapport à 1990, année de référence.
Chaque entreprise adhérente se fixe des objectifs
chiffrés qu’elle peut atteindre en recourant
à l’investissement, en améliorant
ses processus de production…
Au sein de l’AERES, un comité consultatif
d’experts dont l’ADEME est membre émet
un avis sur les engagements, l’association assurant
le suivi des objectifs. En cas de non-respect des objectifs,
des pénalités peuvent être perçues
par l’AERES. Les sommes collectées seront
utilisées pour le financement d’actions
collectives concernant la lutte contre le changement
climatique. Par ailleurs, pour permettre aux PME-PMI
de réduire leurs émissions de gaz à
effet de serre, l’ADEME a mis en place, avec le
concours du MEDEF et d’un groupe de fédérations
professionnelles, un protocole type de coopération
ADEME-FÉDÉRATIONS. Trois fédérations
patronales l’ont d’ores et déjà
signé : la Fédération française
des tuiles et briques (FFTB), la Fédération
de la plasturgie et la Fédération des
industries d’équipement pour véhicules.
Ces protocoles incitent les entreprises adhérentes
à faire réaliser un “diagnostic
énergie” et à mettre en place un
système de suivi de leurs consommations d’énergie
et de leurs émissions de gaz à effet de
serre. Les fédérations signataires réaliseront,
en partenariat avec l’ADEME, des outils tels que
des bases de données, des guides techniques...
“Ainsi, grandes et petites entreprises peuvent
concilier politique environnementale et maintien de
leur compétitivité, et contribuer au respect
de nos engagements internationaux”, affirme
Odile Sanquer, experte au sein de l’AERES et adjointe
au chef du département industrie et agriculture
de l’ADEME. |