| DÉCHETS
Conçues pour contribuer à la résorption
et à la prévention des dépôts
sauvages, les déchèteries sont destinées
à la collecte des encombrants, des déchets
inertes, des déchets verts et des déchets
toxiques. Leur nombre a doublé en cinq ans pour
atteindre 2 856 en 2001 et leur fréquentation
a augmenté en moyenne de 70 % depuis 1996. C'est
ce qui ressort de l'enquête réalisée
en 2002 (dans la continuité de celle conduite
en 1996) par Service Public 2000 à la demande
de l'ADEME, auprès des maîtres d'ouvrage
de déchèteries de collectivités.
« Cette montée en puissance est
le fruit d’une politique de gestion des déchets
volontariste de la part des collectivités et
d'une sensibilisation accrue des ménages au geste
de tri et au respect de l'environnement »,
analyse Marc Cheverry, chef du département de
la gestion optimisée des déchets de l'ADEME.
73 % de la population desservie
En 2001, 43 millions d'habitants de 21 000 communes
françaises étaient desservis par une
déchèterie. Ce sont 12 millions de Français
de plus qu’en 1996. Les particuliers ne sont
pas les seuls usagers. Plus de 77 % des déchèteries
acceptent également les déchets des
professionnels, la plupart du temps avec un accès
payant.
Si les aires périurbaines et plus particulièrement
les aires rurales ont rattrapé leur retard
sur les zones urbaines, la desserte du territoire
doit être poursuivie.
Il existe également de fortes disparités
locales quant aux taux de couverture.
Si certaines régions, Bretagne, Pays de la
Loire, Poitou-Charentes, atteignent des taux de couverture
de leur population de plus de 90 %, d'autres,
telles que l'Ile-de-France ou la Picardie, sont en
retrait avec moins de 55 %. Pour 62 % des
sites, le service est assuré en régie,
un mode de gestion de plus en plus répandu
dans les nouvelles installations.
De nouveaux enjeux
Aujourd'hui, 46 % des déchets sont valorisés
(contre 4 % en 1996). « Même
si le taux de valorisation a sensiblement augmenté,
il n'est pas encore suffisant et cela fait partie
de nos priorités. C'est bien parti pour les
déchets verts. La filière gravats est
en cours de structuration. Par contre, la valorisation
des déchets de bois en est à ses balbutiements »,
explique Marc Cheverry. Les déchèteries
doivent s'adapter aux nouveaux enjeux comme l’accueil
de produits toxiques ou des déchets d’équipements
électriques et électroniques. Pour le
moment, 80 % d’entre elles acceptent certains
déchets toxiques, mais 57 % seulement
sont dotées d'équipements spécifiques
pour les recevoir. « L'évolution
des plates-formes dans les années à
venir passe par l'extension de la facturation du service
rendu aux professionnels, par la participation financière
des fabricants à la collecte de leur produit
en fin de vie et par la mise en place d'outils de
suivi des déchets entrants et sortants »,
conclut Marc Cheverry.
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