Même
si l’accord de Bruxelles sur la réforme
de la PAC conclu en juin dernier n’a pas résonné
fortement en dehors du monde agricole, il prépare
pourtant deux évolutions majeures : d’une
part, l’accueil dans l’Europe de dix nouveaux
pays membres à l’agriculture en devenir,
avec une solidarité très forte de la part
des membres actuels de l’Union européenne
; d’autre part, “le découplage des
aides”. Sous ce terme mystérieux se cache
en fait l’avenir d’une agriculture européenne
misant davantage sur le qualitatif que sur le quantitatif.
L’enjeu sera désormais de “produire
mieux” plutôt que de “produire plus”.
Et le qualitatif fera une large place au développement
durable, à la gestion rationnelle des cultures
et des sols, aux productions non alimentaires pour la
chimie et l’énergie, à l’économie
du carbone et plus généralement à
l’environnement et aux fonctions territoriales
de l’agriculture.
Ceci justifie, depuis deux ans déjà pour
l’ADEME, une participation accrue à la
définition des objectifs et des méthodes
susceptibles de répondre à ces enjeux,
notamment en ce qui concerne l’agriculture raisonnée
et les stratégies agri-environnementales, en
liaison étroite avec la profession agricole.
Cela ouvre pour l’agence à l’avenir
des perspectives nouvelles de coopération et
d’expertise dans un secteur d’activité
en pleine mutation.
Claude ROY
Directeur de l’agriculture et des bioénergies
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