Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 92 / juin 2003 Lettre | Dossier | Newsletter Archives 
Les coûts de la collecte sélective

DÉCHETS
À
la demande de l'ADEME, TN SOFRES Consulting a réalisé une étude sur les coûts de la collecte sélective et du tri des ordures ménagères recyclables en France, publiée fin 2002. Celle-ci a permis d'établir un panorama de la situation nationale des programmes mis en œuvre et d'analyser les réalisations de terrain. Il ressort que la collecte sélective permet d'atteindre des taux de recyclage des déchets ménagers de l'ordre de 12 % à 28 %. Les coûts de collecte sélective et de tri de la filière “recyclables secs” varient fortement selon les sites. Le coût complet moyen (hors recettes, soutiens et subventions) se situe entre 150 et 350 €/tonne collectée et, pour près de la moitié des sites étudiés, le coût aidé de gestion d'une tonne d'ordures ménagères recyclables est inférieur ou équivalent à celui d'une tonne d'ordures ménagères “résiduelles”. Aucune différence significative entre milieux urbain et rural n'a été mise en évidence. Par ailleurs, le coût “aidé” de gestion globale des ordures ménagères (toutes filières confondues) est compris entre 30 et 75 €/habitant. Celui-ci n'est pas plus élevé pour les opérations ayant les taux de recyclage les plus importants. « Les résultats de cette étude montrent la forte influence sur les coûts des paramètres de gestion et des choix locaux d'organisation et permettent d'identifier des leviers d'optimisation. Parmi ceux-ci : favoriser le tri à la source pour augmenter les quantités de déchets collectés tout en réduisant les indésirables et opter pour un mode de collecte adapté aux caractéristiques locales et aux besoins des habitants, améliorer les taux d'utilisation des véhicules de collecte et des centres de tri », déclare Sylvain Pasquier de la direction des déchets municipaux de l'ADEME.


© O. Pascaud/ADEME

Pour en savoir plus, consulter le site : www.ademe.fr, rubrique Collectivités.

 CONTACT  Sylvain Pasquier
Tél. : 02 41 20 42 81
sylvain.pasquier@ademe.fr


Bilan 2001 de l’indice ATMO

QUALITÉ DE L'AIR
É
laboré par l'ADEME avec le concours des associations agréées pour la surveillance de la qualité de l'air, le bilan 2001 de l'indice ATMO* fait état des grandes tendances en matière de qualité de l'air dans les 58 agglomérations françaises de plus de 100 000 habitants. En 2001, la qualité de l'air a été globalement bonne près de 80 % des jours de l'année sur la majorité des agglomérations et moins bonne en été qu'en hiver. Les poussières en suspension sont un des polluants les plus importants en termes de détermination de l'indice ATMO, plus particulièrement en hiver, ainsi que pour les indices élevés révélant un épisode de pollution. Les oxydes d'azote ont également une part conséquente, notamment en hiver ou sur de grandes métropoles fortement influencées par le trafic automobile. Peu d'agglomérations ont été soumises à de fortes pollutions liées au dioxyde de soufre durant l'hiver. L'année 2001 se caractérise également par la présence de vastes épisodes de pollution, que ce soit par l'ozone (en juillet et août) ou par les poussières en suspension (en janvier).

* La qualité de l'air dans les agglomérations françaises en 2001, Bilan de l'indice ATMO, ADEME Éditions, Décembre 2002, réf. 4558, gratuit.


© O. Sébart/ADEME


 CONTACT   Souad Bouallala
Tél. : 01 47 65 20 82
souad.bouallala@ademe.fr


Deuxième accord-cadre Accor-ADEME

ENERGIE-ENVIRONNEMENT
 
Jean-Marc Espalioux, président du directoire d’Accor, et Michèle Papallardo, présidente de l’ADEME, ont signé le 20 juin 2003 un deuxième accord-cadre pour une durée de trois ans. Celui-ci repose sur deux axes principaux : la maîtrise des consommations d’eau et d’énergie et la préservation de l’environnement en France et à l’international. En France, le programme porte essentiellement sur l’utilisation rationnelle de l’énergie et le développement des énergies renouvelables (six hôtels équipés en 2003 et six hôtels en 2004 en eau chaude sanitaire solaire), la maîtrise des consommations d’eau des hôtels, la gestion et l’élimination des déchets, la gestion et la conception environnementales des bâtiments et des équipements (deux hôtels Haute qualité environnementale seront construits en 2004) et les achats verts.
À l’international, il s’agira d’installer des panneaux solaires thermiques pour le chauffage de l’eau dans des pays tels que l’Espagne, le Brésil… et de poursuivre les actions de sensibilisation auprès des collaborateurs.
Depuis 1999, date de la signature du premier accord-cadre entre Accor et l’ADEME, une vingtaine d’opérations ont été menées conjointement.

 

 CONTACT   Hubert Despretz
Tél. : 04 93 95 79 44
hubert.despretz@ademe.fr