Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 91 / avril - mai 03 Lettre | Dossier | Newsletter Archives 
L’éclairage industriel

En utilisant de nouvelles lampes et des ballasts électroniques, les industriels peuvent réaliser des économies d’énergie et de productivité, tout en améliorant la qualité de leur éclairage.

UTILISATION RATIONNELLE DE L’ÉNERGIE
L
es industriels pourraient économiser de 20 à 40 % d’électricité sur le poste éclairage en utilisant de nouvelles technologies. Cela leur permettrait de réduire sensiblement leur facture, ce poste représentant en moyenne 15 % de leur consommation totale d'énergie. Sans compter la diminution des frais de maintenance grâce à ces procédés plus fiables. « Trop souvent, les industriels méconnaissent ce potentiel d’économies ou hésitent à investir dans ce domaine, même si les efforts d'information que nous menons avec le Syndicat de l'éclairage commencent à porter leurs fruits », remarque Hervé Lefebvre du département maîtrise de la demande d’électricité de l’ADEME.
Aux gains financiers, s’ajoutent des gains de productivité avec l’amélioration des conditions de production, la fatigue visuelle et les accidents diminuent… et, au plan environnemental, les émissions de gaz à effet de serre se réduisent.

Des solutions adaptées aux petits bâtiments…
Dans les bâtiments de hauteur inférieure à huit mètres, la solution la plus simple consiste à remplacer les tubes fluorescents traditionnels par des tubes fluorescents haut rendement qui offrent une durée de vie de 10 000 heures contre 5 000 heures et un flux lumineux plus important (1 350 lumen contre 1 150 pour un tube de 18 W).
Ils sont certes deux fois plus chers à l’achat mais, en cas de rénovation complète de l’installation, le montant de l’investissement initial est inférieur de 10 %, compte tenu du nombre réduit de tubes nécessaires. Ces tubes seront encore plus performants s’ils sont alimentés par des ballasts électroniques : les tubes s’allumeront instantanément, ne provoqueront plus d’effet stroboscopique dangereux et leur efficacité lumineuse sera augmentée de 20 %. « Le coût d’achat de ces nouveaux équipements a freiné leur diffusion, constate Hervé Lefebvre. Mais ce surcoût est compensé par une durée de vie 50 % plus longue et une consommation électrique réduite de 20 à 30 %. » Enfin, les ballasts permettent d’obtenir, en temps réel, un ajustement du niveau d’éclairement en fonction des apports d'éclairage naturel.

…comme aux plus grands
Dans les bâtiments de grande hauteur (plus de huit mètres), les lampes à sodium haute-pression sont à préférer aux lampes à vapeur de mercure pour leur efficacité lumineuse (100 lumen par watt contre 50) et leur durée de vie encore plus longue (jusqu’à 18 000 heures contre 12 000 maximum). De plus, les lampes à induction, grâce à leur exceptionnelle longévité (60 000 heures), sont particulièrement adaptées aux situations où le remplacement de la lampe augmente les coûts de maintenance, par exemple lorsqu’une interruption de la production est requise. « Compte tenu de tous leurs avantages, l'ADEME s'attache à mieux faire connaître ces nouveaux concepts et à assurer leur promotion auprès des industriels », conclut Hervé Lefebvre.




Éclairage “nouvelle génération” d’ateliers (société Covepa à Châteauroux-36).
© R. Bourguet/ADEME

CHIFFRE-CLE
Des économies d'électricité pouvant atteindre
20 à 40 %

 Incitations financières
La promotion des nouveaux concepts d'éclairage est menée au sein du programme européen Greenlight. Parrainé en France par EDF, l'Association française de l'éclairage et le Syndicat de l'éclairage et des éclairagistes, ce programme est relayé par l'ADEME qui propose des aides aux entreprises :
• aides au diagnostic (50 % du montant de l’étude) ;
• aides dans le cadre d’opérations exemplaires (40 % du coût éligible).

Pour en savoir plus, contactez les délégations régionales de l'ADEME dont la liste est consultable sur le site : www.ademe.fr.


 CONTACT  Hervé Lefebvre
Tél. : 04 93 95 79 58
herve.lefebvre@ademe.fr