| UTILISATION
RATIONNELLE DE L’ÉNERGIE
Les industriels pourraient économiser
de 20 à 40 % d’électricité
sur le poste éclairage en utilisant de nouvelles
technologies. Cela leur permettrait de réduire
sensiblement leur facture, ce poste représentant
en moyenne 15 % de leur consommation totale d'énergie.
Sans compter la diminution des frais de maintenance
grâce à ces procédés plus
fiables. « Trop souvent, les industriels
méconnaissent ce potentiel d’économies
ou hésitent à investir dans ce domaine,
même si les efforts d'information que nous menons
avec le Syndicat de l'éclairage commencent à
porter leurs fruits », remarque Hervé
Lefebvre du département maîtrise de la
demande d’électricité de l’ADEME.
Aux gains financiers, s’ajoutent des gains de
productivité avec l’amélioration
des conditions de production, la fatigue visuelle et
les accidents diminuent… et, au plan environnemental,
les émissions de gaz à effet de serre
se réduisent.
Des solutions adaptées aux petits bâtiments…
Dans les bâtiments de hauteur inférieure
à huit mètres, la solution la plus simple
consiste à remplacer les tubes fluorescents
traditionnels par des tubes
fluorescents haut rendement qui offrent une durée
de vie de 10 000 heures contre 5 000 heures
et un flux lumineux plus important (1 350 lumen
contre 1 150 pour un tube de 18 W).
Ils sont certes deux fois plus chers à l’achat
mais, en cas de rénovation complète de
l’installation, le montant de l’investissement
initial est inférieur de 10 %, compte tenu
du nombre réduit de tubes nécessaires.
Ces tubes seront encore plus performants s’ils
sont alimentés par des ballasts électroniques
: les tubes s’allumeront instantanément,
ne provoqueront plus d’effet stroboscopique dangereux
et leur efficacité lumineuse sera augmentée
de 20 %. « Le coût d’achat
de ces nouveaux équipements a freiné leur
diffusion, constate Hervé Lefebvre. Mais
ce surcoût est compensé par une durée
de vie 50 % plus longue et une consommation électrique
réduite de 20 à 30 %. »
Enfin, les ballasts permettent d’obtenir, en temps
réel, un ajustement du niveau d’éclairement
en fonction des apports d'éclairage naturel.
…comme aux plus grands
Dans les bâtiments de grande hauteur (plus de
huit mètres), les lampes à sodium haute-pression
sont à préférer aux lampes à
vapeur de mercure pour leur efficacité lumineuse
(100 lumen par watt contre 50) et leur durée
de vie encore plus longue (jusqu’à 18 000
heures contre 12 000 maximum). De plus, les lampes
à induction, grâce à leur exceptionnelle
longévité (60 000 heures), sont particulièrement
adaptées aux situations où le remplacement
de la lampe augmente les coûts de maintenance,
par exemple lorsqu’une interruption de la production
est requise. « Compte tenu de tous leurs
avantages, l'ADEME s'attache à mieux faire connaître
ces nouveaux concepts et à assurer leur promotion
auprès des industriels », conclut
Hervé Lefebvre. |