Les
secteurs de l’industrie et de l’agriculture
consomment 58 Mtep par an, soit 30 % des consommations
énergétiques françaises et représentent
un gisement d’économies d’énergie
estimé à 11 Mtep.
Une
offre de service rodée
« Dans la plupart des cas, les industriels
ne disposent pas des moyens nécessaires pour
choisir entre les différentes possibilités
qui s'offrent à eux afin de réduire leurs
consommations d'énergie », remarque
Bruno Chrétien, de la direction de l’industrie
de l'ADEME.
C'est pourquoi l'Agence, dans le cadre de la politique
de relance de la maîtrise de l'énergie,
leur propose une aide à la décision, le
diagnostic énergétique, rapide à
réaliser et peu coûteux. Depuis sa mise
en place en 1999, environ 1 000 diagnostics énergétiques
ont été réalisés dans l'industrie.
Toutes les entreprises exerçant une activité
industrielle, tous secteurs confondus, qui s'engagent
dans une démarche de maîtrise de l'énergie,
peuvent bénéficier d'un soutien financier
et d'un appui technique et méthodologique de
l'ADEME.
Une
étape-clé
Le diagnostic énergétique, qui doit être
réalisé par un expert extérieur
à l'entreprise, constitue une étape décisive
prenant en compte en amont les solutions optimales à
mettre en œuvre pour réaliser des économies
d'énergie.
Il permet de déterminer les modifications à
apporter aux procédés de fabrication,
aux services généraux et aux locaux de
l’entreprise (remplacement d'un équipement
défectueux, réparation d'une fuite de
chaleur,
changement de fournitures d'énergie…).
L'analyse est effectuée en comparant la consommation
d'énergie existante à celle qui serait
obtenue en menant les actions adéquates. Dans
son rapport final, l'expert évalue également
les investissements à engager, les temps de retour
et fait une première estimation du planning de
réalisation.
Des
gains directs et indirects
« Outre des gains financiers directs sur
les dépenses du poste énergétique,
les transformations des installations peuvent engendrer
des gains indirects importants de productivité,
réduire les coûts de fonctionnement (de
la maintenance par exemple), accroître la qualité
de production », souligne Bruno Chrétien.
Leur impact sur l'environnement (émissions de
gaz à effet de serre, effluents, résidus
de production…) fait l'objet d'une analyse au
cours du diagnostic.
Des
outils méthodologiques et pratiques
Parmi les outils mis en place par l'ADEME,
les cahiers
des charges types des diagnostics aident les industriels
à décrire les caractéristiques
spécifiques de leur entreprise. À l'initiative
du ministère chargé de l'industrie, le
diagnostic énergétique fait actuellement
l'objet d'un travail de normalisation par l'AFNOR.
Des guides techniques expliquent comment réaliser
des diagnostics spécialisés (installations
frigorifiques, air comprimé, pompage et ventilation…).
Enfin, l'ADEME diffuse
des listes de bureaux d’études
spécialisés, signataires de “la
charte des intervenants pour l'aide à la décision”
(au nombre de 70 actuellement).