À
Voutré, les pierres
prennent le chemin du rail
Depuis début
2002, la société des Carrières de Voutré
a souhaité privilégier le rail aux camions pour
le transport de ses matériaux. Une opération
exemplaire sur le plan environnemental et qui représente
une source d'économies.
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PAYS DE LA LOIRE
Située dans la Mayenne, la société
des Carrières de Voutré, appartenant au
groupe Basaltes, extrait 2,5 millions de tonnes de granulats
par an. Ces matériaux sont ensuite acheminés
vers l'Ile-de-France, mais aussi vers des départements
limitrophes (dont la Sarthe) pour une utilisation dans
le secteur du bâtiment et des travaux publics.
En partenariat avec la SNCF
Début 2002, la société a souhaité
réduire la “ronde”
des camions en privilégiant
le rail. Pour y parvenir, elle a tissé un partenariat
avec la SNCF. Elle disposait déjà d'un
embranchement ferré particulier rejoignant la
ligne Paris-Brest. À proximité de la carrière,
au-dessus de l'une des voies ferrées, un portique
automatique permet de charger les trains qui partent
vers la région francilienne.
Les granulats destinés aux clients dans la Sarthe
sont acheminés par train vers une plate-forme
située près du Mans, en bordure de la
gare de triage à partir de laquelle les camions
effectuent les livraisons de courtes distances. Frédéric
Delorme, directeur commercial de SNCF Fret, explique
:
« Nous avons signé avec notre client
un contrat commercial portant sur le respect d'un tonnage
minimum, des heures de remise pour les opérations
de chargement et de déchargement. La SNCF s'engage
pour sa part à respecter les horaires prévus.
Cet accord prévoit des pénalités
en cas de non-respect de ces engagements par l'un ou
l'autre partenaire. »
Un moindre impact environnemental
Cette navette ferroviaire entre la carrière et
la plate-forme sarthoise est quotidienne.
Les 21 wagons d'une capacité de 1 300 tonnes
qui circulent chaque jour équivalent à
50 camions. Chaque année, on estime que 269 tep
(tonnes équivalent pétrole) sont économisées,
ce qui évite le rejet de près de 1 000
tonnes de CO2 à l’atmosphère. « Notre
volonté de limiter l'impact sur l'environnement
est essentielle pour la survie de notre activité.
Cela nous permet aussi de réaliser des gains
en énergie et de réduire notre budget
transport », assure Henry Darcy, président
du directoire de la société des Carrières
de Voutré : « Un autre projet nous
motive : nous souhaitons utiliser le transport par rail
en sens retour pour rapporter sur Voutré des
déchets inertes issus de démolition et
travaux publics dans l'agglomération mancelle.
Ceci nous permettrait de combler les immenses trous
créés par l'exploitation de la carrière
et de nous mettre ainsi en conformité avec l'obligation
réglementaire de réhabiliter le site au
moment de sa fermeture. »
Un bilan économique positif
L'ADEME a soutenu cette opération en apportant
une aide financière de 200 000 euros sur
un investissement total d'1 million d'euros consacré
aux engins de manutention, aux portiques et à
l'aménagement de la plate-forme. « Le
bilan économique global révèle
l'intérêt général de l'opération
dès lors que l’on prend en compte les coûts
externes supportés par la Collectivité
liés aux accidents, au bruit, à la pollution
locale et régionale, aux émissions de
gaz à effet de serre… »,
conclut Gilles Mériodeau, de la délégation
Pays de la Loire de l'ADEME. |
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21 wagons circulent chaque
jour.
© B. Lebeau/ADEME |
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Des
transports propres à Montpellier
La politique
de Montpellier Agglomération, développant les
transports propres et l’intermodalité de façon
durable, allie des choix techniques et d'organisation pertinents
à une action soutenue de sensibilisation des usagers.
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LANGUEDOC-ROUSSILLON
Depuis 1992, la ville et le district de Montpellier,
puis sa communauté d’agglomération,
se sont engagés dans la lutte contre les émissions
polluantes engendrées par les transports. « Nous
avons multiplié nos efforts pour mettre en œuvre
une politique de transports en commun cohérente,
avec des modes de déplacement propres et complémentaires »,
souligne Christophe Moralès, Vice-président
de Montpellier Agglomération.
Une offre diversifiée
Dès 1992, des "Petibus", minibus au
GPL desservant le centre-ville, ont été
mis en place. Une nouvelle étape est franchie
en 2000 avec les premiers "bus propres"
fonctionnant au gaz naturel (GNV) et l'ouverture de
la ligne de tramway numéro 1. Aujourd’hui,
la moitié des bus fonctionne au GNV
(soit 71 véhicules), l’autre à l’aquazole,
ce qui engendre déjà une importante réduction
des émissions de polluants par rapport à
l'ancien parc Diesel. En 2005, tous les bus seront équipés
au GNV. D'autres véhicules sont concernés
: bennes à ordures, voitures et camionnettes
municipales.
Intermodalité : une approche globale
En 1996, le premier service de location de vélos
en France est créé par la société
TAM*. Progressivement, de nombreuses pistes cyclables
quadrillent Montpellier. Pour favoriser l'intermodalité
vélo-tramway, certaines jouxtent la première
ligne de tramway. Depuis quelques mois, les usagers
peuvent déposer gratuitement leur bicyclette
ou en louer une dans divers parcs à vélos
gardiennés. Les automobilistes disposent de plusieurs
parkings-relais qui leur facilitent l'accès aux
transports collectifs (bus et tramway). Un plan de déplacements
urbains (PDU) a été adopté l’an
passé. Il engage Montpellier Agglomération
à organiser les déplacements des voyageurs
et le transport des marchandises pour les
10 ans à venir.
Un impact sur la qualité de l'air
« Depuis la mise en place du réseau
TAM* organisé autour de la première ligne
de tramway, la fréquentation des transports en
commun s’est accrue de 30 %, notamment grâce
à des actions soutenues d'information et de sensibilisation
des usagers », constate Christophe Moralès.
La nouvelle organisation des transports en commun a
contribué à la baisse de la concentration
en dioxyde d’azote (- 40 % par rapport
à 1997).
« Dans la mise en œuvre de ce programme,
nous avons joué un rôle de conseil technique
lors de la concertation avec les services de l'État
pour la seconde ligne de tramway et participé
à l'étude concernant les marchandises
en centre-ville que nous finançons. Nous avons
également apporté notre soutien à
la campagne d'information des usagers sur le véloparc
et à l'équipement en véhicules
propres », indique Martine Cheylan, de la
délégation Languedoc-Roussillon de l'ADEME.
* Transports de l'agglomération de Montpellier. |
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La moitié des
bus fonctionne au GNV.
© G. Plagnol/ADEME |
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La
ville reçoit
le Trophée ATMOS |
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Pour sa
politique de transports, Montpellier
a reçu en décembre
2002 le Trophée ATMOS
décerné par l'ADEME,
l'Association des Maires de
France, BP France, EDF, GDF
et France Télécom.
Ce prix récompense chaque
année
les villes œuvrant pour
l'amélioration de la
qualité de l'air (surveillance,
systèmes de transports
et de véhicules propres,
politique de déplacements,
information du public). |
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