Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 91 / avril - mai 03 Lettre | Dossier | Newsletter Archives 
La charte

ÉCO-CONCEPTION
L
ancée en novembre 2002 avec le soutien financier de la direction de l’Artisanat et de l’ADEME, cette opération concerne de “Très Petites Entreprises” et des PME de 8 à 80 salariés, fabricants de fenêtres bois sur mesure. Leur taille et leur type d’activité ne permettant pas à ces entreprises d’accéder aux processus existants en matière de marques et de certifications notamment du fait de leur coût élevé, dix d’entre elles, toutes adhérentes de la Fédération du bâtiment charpente, menuiserie, parquets, se sont regroupées pour développer leur propre charte, sous le nom de “Menuiseries 21”. Basé sur une démarche de qualité technique et environnementale, leur engagement repose sur le calcul et la publication annuelle d’indicateurs illustrant trois axes de progrès :
• réduire, trier et valoriser les déchets de fabrication,
• privilégier l’utilisation de bois issus de “forêts certifiées”,
• prévenir et réduire les émissions de COV provenant de l’utilisation de solvants.
L’objectif est de valoriser les avantages écologiques du bois et de faire évoluer la fabrication des produits vers un plus grand respect de l’environnement. « C’est une démarche volontaire d’importance. Elle permet de sensibiliser et mobiliser les petites entreprises dans un secteur particulier. Le même type de démarche pourrait se décliner dans d’autres domaines d’activité, selon les caractéristiques de leurs PME et les spécificités de leurs produits », déclare Nadia Boeglin, responsable de la cellule éco-critères et éco-produits de l’ADEME.



 CONTACT  Nadia Boeglin
nadia.boeglin@ademe.fr


Guide 2003 des véhicules les plus performants (“Car Labelling”)

AIR ET TRANSPORT
E
n application de la directive européenne du 13 décembre 1999 et du décret du 23 décembre 2002, la consommation de carburant et les émissions de CO2 doivent apparaître sous la forme d'une étiquette apposée sur toute voiture particulière neuve mise en vente. Pour compléter ce dispositif, l'ADEME vient de publier le guide 2003 sur les 5 114 modèles de véhicules particuliers disponibles sur le marché français*. À l'aide de ce document consultable chez les concessionnaires ou les agents des différentes marques, les consommateurs peuvent connaître au moment de l'achat les performances énergétiques et les émissions de CO2 des voitures. Élaboré sur la base des données fournies par l'UTAC (Union technique de l'automobile, du motocycle et du cycle), le guide comporte également le palmarès des dix modèles les plus performants, classés par ordre progressif d'émissions de CO2 pour chaque type de carburant (essence et gazole).
En France, la tendance à la baisse des émissions de CO2 des véhicules neufs disponibles sur le marché se poursuit, pour atteindre en 2002 155 g de CO2 par km. De plus en plus de modèles émettant moins de 140 g de CO2/km font leur apparition. Autre constat : la consommation moyenne de carburant des véhicules neufs décroît régulièrement. Enfin, la part des ventes des véhicules Diesel a encore augmenté : 63 % des véhicules particuliers en 2002 contre 56 % en 2001.

*“Consommations conventionnelles de carburant et émissions de gaz carbonique”, consultable sur le site : www.ademe.fr/actualites


© DR

 CONTACT   Sandrine Catania
sandrine.catania@ademe.fr


Nouvelle dynamique pour le Diester

BIOCARBURANT
C
réé en 1994, le Club des villes Diester avait pour membres les collectivités locales dont les flottes (bus, véhicules…) fonctionnent avec du Diester (huile végétale issue du colza et du tournesol) incorporé au gazole. Le 6 mars dernier, les collectivités ont décidé d’ouvrir leur association, devenue “Partenaires Diester”, à l’ensemble des utilisateurs roulant au Diester. Objectifs :
• constituer un réseau d’échanges d’informations autour de l’utilisation du Diester à un taux de 30 % (optimum technique et environnemental) ;
• promouvoir les qualités techniques et les avantages environnementaux auprès des gestionnaires de flottes ;
• être un interlocuteur privilégié des pouvoirs publics français et européens.
Ce nouvel élan est conforté par les conclusions d’une étude*, réalisée en décembre 2002 par Ecobilan à la demande de l’ADEME et du ministère chargé de l’industrie, qui montre que la consommation d’une tonne d’ester permet d’éviter le rejet de 2,5 tonnes de CO2.
En 2002, la consommation française d’ester était d’environ 310 000 tonnes ce qui équivaut à un gain de 775 000 tonnes de CO2.
Enfin, le projet de directive européenne sur la promotion des biocarburants, approuvé par le Conseil de l’Union européenne le 8 avril 2003, fixe des objectifs indicatifs de consommation croissant de 2 % en 2005 à 5,75 % en 2010.

*“Bilans énergétiques et gaz à effet de serre des filières de production de biocarburants en France” : synthèse téléchargeable sur le site www.ademe.fr, rubrique Espace partenaires / Agrice

 

 CONTACT   Étienne Poitrat
Tél. : 01 47 65 20 19
etienne.poitrat@ademe.fr