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L. Perquis/ADEME |
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Pour
se mettre en conformité avec la réglementation, les
industriels qui émettent des COV peuvent désormais
opter pour une solution plus souple : la mise en place d'un schéma
de maîtrise.
Les
industries qui émettent des COV sont soumises à l’arrêté
du 2 février 1998, modifié en mai 2000 pour appliquer
la directive européenne de mars 1999. Pour la première
fois, la réglementation propose deux options aux industriels
: soit, d’une façon “classique”, ils respectent
de manière systématique les valeurs limites fixées
pour les émissions canalisées et diffuses, soit ils
mettent en place un schéma de maîtrise des émissions
de COV. Quelle que soit l’option choisie, le flux annuel de
COV autorisé devra être identique. Mais le schéma
de maîtrise permet à l’entreprise une plus grande
flexibilité dans la gestion de ses rejets.
Un
raisonnement sur l’année
« Avec le schéma de maîtrise, on raisonne
en termes de flux sur l’année, précise Éric
Vésine, ingénieur à la direction de l’industrie
de l’ADEME. Ce nouveau dispositif permet des dépassements
ponctuels des valeurs limites d’émission, sauf dans
le cas de certains COV à risques pour lesquels aucun dépassement
des seuils réglementaires n’est autorisé. »
En mettant en place un schéma de maîtrise, l’entreprise
peut par exemple rejeter un kilo par jour dans tel atelier et 40
dans tel autre. Le principal étant de respecter à
la fin de l’année le flux de COV autorisé par
l’arrêté.
Ce schéma de maîtrise est particulièrement adapté
aux entreprises disposant sur un même site de plusieurs activités
séparées. Des réductions importantes des émissions
de COV pourront être réalisées sur un atelier,
par exemple en mettant en place une technologie propre ou en remplaçant
les produits à base de solvants par d’autres à
base d’eau ou de poudre. Ceci autorisera sur un atelier voisin,
un traitement moins coûteux des émissions, voire une
absence de traitement. « Les schémas de maîtrise
permettent aux industriels d’axer leurs efforts sur les émissions
de COV les plus faciles à réduire et de se mettre
en conformité dans des conditions optimales, »
indique Eric Vésine.
La
marche à suivre
Pour élaborer un schéma de maîtrise, on commence
par déterminer un niveau d’émission de référence
de l’installation, correspondant à celui qui serait
atteint si aucune mesure de réduction des émissions
de COV n’était mise en œuvre. À cet effet,
on bâtit un “plan de gestion des solvants” qui
consiste à faire un bilan matière des entrées
et sorties de solvants pour l’installation. C’est à
partir du niveau d’émission de référence
que l’on calcule l’effort de réduction des émissions
à consentir pour respecter le flux annuel autorisé.
Afin d’aider les entreprises qui optent pour ce nouveau système,
le ministère de l’Ecologie et du Développement
durable a demandé aux fédérations professionnelles
d’élaborer des "guides de rédaction des
schémas de maîtrise des émissions de COV",
qui devraient paraître au cours de l’année 2003.
« Nous nous impliquons très activement aux
côtés des fédérations dans cet accompagnement
des entreprises, précise Eric Vésine. Nous
nous sommes vu confier notamment la coordination des guides sectoriels.
Nous allons également programmer dans les régions
des journées techniques d’information et d’échanges
avec les professionnels. » |
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