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Depuis 1999, 700 m2
de capteurs thermiques fournissent 25 % de l’énergie
nécessaire à la production d’eau chaude sanitaire
(qui dépendait jusqu’alors exclusivement du réseau
de chauffage urbain) des 505 logements de l’ensemble immobilier
du Surieux à Échirolles. Et 100 m2 de capteurs photovoltaïques
alimentent en électricité la ventilation mécanique
centralisée (VMC) et l’éclairage des parties
communes d’un des bâtiments de 122 appartements. Parallèlement,
d’importants travaux d’isolation thermique (remplacement
des fenêtres, isolation extérieure des pignons) ont
été réalisés.
Près
de 100 € économisés par logement et par an
Ce programme d’amélioration a permis à l’Office
public d’aménagement et de construction de l’Isère
(OPAC 38) de réduire sa facture de chauffage et d’électricité
de 50 000 € par an, ce qui représente une
économie de près de 100 € par logement et
par an.
Le coût total du programme, dont les études de faisabilité
ont été cofinancées par l’ADEME, s’est
élevé à 1 760 000 € (dont
plus d’1 million pour les capteurs thermiques et photovoltaïques).
L’OPAC a obtenu des aides financières à hauteur
de 532 000 € de l’Union européenne,
du Conseil régional et du Conseil général ainsi
que 220 000 € de subvention Palulos. Le reste a été
financé à l’aide d’un emprunt remboursé
par une augmentation des loyers, hausse compensée par une
diminution du montant des charges payées par les locataires.
Grâce aux capteurs thermiques, la baisse du coût moyen
de la production d’eau chaude sanitaire a permis d’alléger
la facture annuelle de 30 % (13 800 €). La consommation
électrique est moindre pour la VMC et l’éclairage
des parties communes grâce au photovoltaïque :
5 200 € ont été économisés.
Les travaux d’isolation ont engendré des économies
d’énergie conséquentes. À cela s’ajoute
la renégociation des tarifs avec le réseau de chauffage
urbain. Ces deux derniers éléments ont réduit
le poste chauffage de 30 000 €.
Moins
de rejets polluants
L’objectif de ce programme d’amélioration est
bien évidemment de contribuer à la préservation
de l’environnement en diminuant les rejets dans l’atmosphère.
Annuellement, on estime que l’utilisation de l’énergie
solaire évite le rejet de plus de 130 tonnes de CO2,
de près de 500 kg de dioxyde de soufre et de plus de 300
kg d’oxydes d’azote (NOx).
« Cette opération exemplaire répond
à une volonté d’inscrire l’habitat social
dans une politique de développement durable, par le recours
aux énergies renouvelables, par la réalisation de
travaux d’isolation thermique qui engendrent d’importantes
économies d’énergie », précise
Emmanuelle Polette-Burkhardt, de la délégation régionale
Rhône-Alpes de l’ADEME.
Une
meilleure image
« De plus, ajoute Laurent Bogiraud, assistant
technique à l’OPAC, les capteurs thermiques et photovoltaïques
ont contribué à changer l’image de ce quartier
qui, par ailleurs, a fait l’objet d’une importante opération
de requalification menée par la ville. Les habitants sont
en effet fiers de ces installations novatrices et efficaces. »
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