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Aujourdhui,
il existe une méconnaissance des gains à réaliser
en matière déclairage,
affirme Hervé Lefebvre, du département maîtrise
de la demande délectricité de lADEME.
On a peu conscience quil sagit dun poste fort
consommateur dénergie électrique. »
Léclairage représente pourtant en moyenne 30 %
de la facture délectricité pour le tertiaire
et 50 % pour les collectivités locales (dont 33 %
pour léclairage public).
Des économies jusquà
50 %
Il existe aujourdhui des technologies qui permettent de réaliser
des économies substantielles, à limage des ballasts
électroniques qui alimentent les luminaires. « Certes,
ils coûtent plus cher à lachat mais ont des rendements
énergétiques supérieurs aux ballasts traditionnels
entraînant, selon les modèles, des économies
de 25 à 30 %. » Celles-ci peuvent atteindre
50 % si les luminaires fonctionnent avec une alimentation électronique
gradable tenant compte des apports naturels de la lumière
extérieure et sont équipés dune cellule
de gestion de lumière modulant les consommations en fonction
des besoins réels. Autre atout : la durée de vie des
lampes est prolongée de 50 %. Le temps de retour sur
investissement est estimé à moins de cinq ans pour
les points déclairage les plus sollicités.
Source lumineuse : de nouveaux concepts
Concernant la source lumineuse stricto sensu, il peut être
intéressant, pour léclairage dappoint,
de séquiper de lampes fluocompactes, qui consomment
cinq fois moins que les lampes à incandescence et durent
dix fois plus longtemps. Pour léclairage général,
les tubes fluorescents à haut rendement représentent
dun point de vue économique le meilleur compromis.
Les tubes fluorescents 16 mm (T5) sont plus chers à lachat
mais associent une très longue durée de vie et la
meilleure efficacité lumineuse. Lensemble de ces technologies
offre par ailleurs une grande qualité dusage : luminosité
plus importante, meilleur rendu des couleurs, papillonnements
évités, suppression des nuisances sonores
Les
plus récentes (T5) présentent un bilan environnemental
amélioré, notamment en termes de recyclage et de quantité
de mercure nécessaire (même si celle-ci est infime).
Des réalisations concluantes
Des entreprises et collectivités ont dores et déjà
mis en uvre ces nouveaux concepts. Les ballasts électroniques
et les tubes fluorescents à haut rendement connaissent un
développement rapide alors que lutilisation des T5
reste encore marginale. La commune dHérouville-Saint-Clair
(Calvados) a pu réduire la facture énergétique
de lun de ses gymnases de près de 40 % et celle
de sa bibliothèque de plus de 30 %.
Un contexte réglementaire favorable
La promotion des nouveaux concepts déclairage est menée
au sein du programme européen Greenlight. Parrainé
en France par EDF, lAssociation française de léclairage
et le Syndicat de léclairage et des éclairagistes,
ce programme est relayé par lADEME qui propose des
aides (voir encadré). « En France, le contexte
réglementaire est particulièrement favorable. La nouvelle
réglementation thermique (RT 2000) impose des quotas et incorpore
la contribution de léclairage au bilan de consommation
énergétique des locaux non résidentiels. Elle
pousse à réfléchir dès lamont
à des techniques déclairage plus performantes »,
précise Hervé Lefebvre.
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