Picardie

Réduction des émissions de COV dans l’industrie du papier peint

 

  La fabrique picarde de papiers peints Ugepa a investi dans des technologies réduisant ses émissions de composés organiques volatils au-delà des exigences normatives actuelles en combinant préventif et curatif.  

 
 
Incinérateur détruisant les COV.

© A. Parinet/ADEME
 
 
 
 
 
Captation sur machine.

© A. Parinet/ADEME

« Notre usine, créée en 1974, a décidé de réduire ses émissions de COV en adoptant des solutions qui vont bien au-delà des exigences normatives actuelles et agissent à la fois sur le process et la dépollution », expose Bernard Vogel, directeur technique d’Ugepa. L’ADEME avait déjà procédé en 1997 à un diagnostic COV d’Ugepa qui émettait alors 645 tonnes de COV par an. Ces émissions étaient essentiellement dues aux encres d’impression, aux vernis de fixation et aux plastifiants employés pour certains motifs. L’orientation du marché du papier peint vers des supports vinyle et mousse implique toujours des fabrications polluantes.

3 millions d’euros d’investissement

Pour réduire de 90 % les émissions de COV, Ugepa a consenti, à partir de 1999, un investissement de 3 millions d’euros, avec une aide de 760 000 euros accordée par l’ADEME. « Nous avons ainsi mis en conformité nos installations avant la date d’échéance fixée au 30 octobre 2005 par la réglementation française », précise Bernard Vogel.


Récupération d’énergie et dépollution
Un incinérateur régénératif a été installé. Après amélioration de la captation des COV provenant des machines et bains de lavage, il détruit ces composés en les chauffant à plus de 800°C. La réutilisation d’une partie de la chaleur dégagée sert à alimenter la chaufferie de l’usine et assure le fonctionnement de l’incinérateur en autocombustion. Ugepa a également dû abandonner l’utilisation des encres composées à 50 % de solvant pour une technique d’impression avec des encres à l’eau ne comportant plus que 4 ou 5 % de solvant. « Ce second volet a impliqué d’importantes modifications des machines car les caractéristiques des deux types d’encre en matière de refroidissement et séchage sont radicalement différentes », explique Bernard Vogel.

Un effet multiplicateur
La démarche exemplaire entreprise par Ugepa a incité cinq autres entreprises picardes (Abelia décors, Boutte, Essef décors muraux, Soplaril et Carnaud Metalbox) à anticiper les contraintes réglementaires en matière de réduction et de traitement des rejets de COV.
« L’ADEME élargit son action de sensibilisation à la maîtrise des COV à l’ensemble des PME-PMI. On estime que d’ici 2003, 3 400 tonnes de COV, soit le tiers du total émis en 1999, seront évitées en Picardie », conclut Vincent Pibouleu, de la délégation régionale de l’ADEME.

 


  L’action de l’ADEME
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L’ADEME accompagne les entreprises dans leurs programmes de réduction des émissions de COV en consentant des aides à l’équipement pour l’utilisation de technologies propres et l’épuration des rejets. Elle accorde également des aides à la décision (prédiagnostics, diagnostics, études de faisabilité). Elle incite les entreprises, au travers d’actions d’information, à anticiper les contraintes réglementaires concernant la mise en conformité des installations existantes.
Cf. rubrique aides aux entreprises
 


   
 
Vincent Pibouleu
Tél. : 03 22 45 19 18
vincent.pibouleu@ademe.fr




   

   
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