Haute-Normandie

Chapelle Darblay, vers la valorisation totale

 

  Station d'épuration du site.

© G. Plagnol/ADEME
 

  Après avoir mis en œuvre une production de papier journal à 100 % recyclé, Chapelle Darblay s’est engagée dans une démarche environnementale globale avec la valorisation d’un ensemble de sous-produits de fabrication et de recyclage.  

 

À Grand-Couronne, près de Rouen, s’étend sur plus de 30 hectares le site de Chapelle Darblay.

300 000 tonnes de papier recyclé par an
Certifiée ISO 14001 depuis 1996, l’usine du papetier finlandais UPM Kymmene produit 300 000 tonnes de papier journal par an avec 100 % de fibres cellulosiques recyclées (FCR). La matière première provient notamment de 300 communes de Haute-Normandie et de la Région parisienne qui ont passé des accords avec Chapelle Darblay portant sur l’approvisionnement et le prix. De même, les sociétés de ramassage garantissent les critères de tri du papier livré à l’usine. « Cette fabrication met en œuvre une technique très fine et très rapide (les feuilles de papier font 10 mètres de large, 40 microns d’épaisseur et roulent à 70 km/h) qui exige une grande qualité de la matière première », indique Philippe Rivals, responsable environnement et qualité de Chapelle Darblay.

Valorisation énergétique des déchets de bois
Cette unité, la première en France, intègre aussi la valorisation énergétique de rebuts de bois qui engendre une économie d’énergie de 20 % sur le site. Les besoins de l’entreprise
(45 000 tonnes par an) sont couverts par les industries du bois de Basse-Normandie et de Haute-Normandie, les prestataires déchets de la région rouennaise et d’Ile-de-France qui fournissent du bois broyé non traité ou faiblement souillé, et les récupérateurs de palettes. « Cette opération est exemplaire par la structuration de la filière d’approvisionnement en bois de récupération. Ainsi, d’importants flux de déchets sont éliminés avec un haut niveau de valorisation », précise Bernard Ameil, de la délégation Haute-Normandie de l’ADEME.

Incinération des boues
Les boues de désencrage (93 000 tonnes par an) et une partie des boues de la station d’épuration du site (équivalente à celle d’une ville de 600 000 habitants) sont incinérées en mélange avec les rebuts de bois broyés dans une chaudière à lit fluidisé de 40 MW. La vapeur produite assure une partie des besoins en électricité et chaleur du site.

Épandage des cendres et nouveaux débouchés
Une partie des cendres volantes provenant de la combustion des boues (soit 25 000 tonnes par an) est aujourd’hui épandue sur des terres agricoles.
Pour valoriser le reste des cendres, Chapelle Darblay, en collaboration avec l’ADEME et le CETE*, recherche des débouchés dans les domaines routier et géotechnique. Les études préalables pour vérifier leur conformité aux normes (financées à 50 % par l’ADEME) devraient conduire à la mise au point d’une formule grave-cendre-chaux adaptée aux remblais routiers, en remplacement du ciment.
Parallèlement, une action d’homologation engagée par Chapelle Darblay concerne le calcichap organique (mélange de fibres de bois et d’écumes issues du recyclage des papiers) en vue de son recyclage en agriculture.
« L’ensemble de ces actions s’intègre dans une démarche globale de management environnemental qui constitue un facteur de compétitivité et de pérennité pour l’entreprise et représente un bénéfice environnemental conséquent », conclut Philippe Rivals.

* CETE : Centre d’études techniques de l’équipement

 


  Approche intégrée du management environnemental
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L’ADEME accompagne les entreprises qui veulent s’engager dans une approche de management environnemental en proposant des outils méthodologiques et en accordant des aides financières. En 2001 :
- 1 400 entreprises ont utilisé le Plan environnement entreprise 2000 que l’ADEME a réalisé pour les aider à structurer leur démarche,
- 1 730 ont bénéficié d’une aide pour un prédiagnostic,
- 420 ont été accompagnées pour réaliser un état des lieux,
- 92 postes de chargés de missions dans les Chambres de commerce et d’industrie et dans les Chambres des métiers ont été cofinancés.
 


   
 
Bernard Ameil
Tél. : 02 35 62 28 82
bernard.ameil@ademe.fr




   

   
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