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Dans
la zone maraîchère située dans le pays nantais,
les producteurs de légumes empilaient depuis de longues années
leurs films plastiques au bout de leurs champs. Pour en finir avec
ces amas qui dénaturaient le paysage, le Syndicat mixte du
vignoble nantais a décidé de lancer l'année
dernière une opération massive de collecte. Malgré
son coût élevé (150 à 200 F la tonne),
78 maraîchers (sur environ 350) ont accepté d'y participer.
De
la mise en décharge à la valorisation
Au total, ce sont 4 200 tonnes de films plastiques qui ont
été collectées puis mises en décharge
pour un coût global de 1,6 million de francs. Cette opération
a été financée par différents partenaires
: l'ADEME (290 000 F), le Conseil général de
Loire-Atlantique (280 000 F) et le Syndicat mixte des vignobles
nantais (350 000 F). La Fédération des maraîchers
nantais a apporté le complément, soit 680 000
F.
« La valorisation de ces déchets n'a pas été
possible car y étaient mélées toutes sortes
d'objets. De plus, le plastique avait été dégradé
sous l'action du soleil », explique Lydie Hérault,
chargée de mission au Syndicat. Philippe Vincent, de la délégation
régionale Pays de la Loire de l'ADEME, précise : « Au
départ, il ne s'agissait que de déstockage dans un
souci paysager. La condition sine qua non de l'implication de l'ADEME
était de trouver une solution plus durable, plus pérenne.
Les maraîchers qui ont bénéficié d'une
aide au déstockage se sont effectivement engagés dans
un véritable processus de valorisation : ils font désormais
recycler leurs stocks annuels de films usagés et participent
aux frais à hauteur de 200 F/tonne ».
700
tonnes recyclées par an
L'ADEME a également fait le lien entre les maraîchers
et AGR (APRIM GENERAL RECYCLAGE), une entreprise de traitement et
de valorisation de films plastiques implantée à proximité,
ce qui a permis de réduire le coût du transport. Après
élimination par lavage de la terre sur les films, AGR transforme
le plastique en granulés qui entrent ensuite dans la fabrication
de nouveaux produits tels que sacs poubelle, tuyaux ou seaux. Les
maraîchers ont contractualisé avec cette société
un prix et un tonnage minimum par an. « La profession
s'organise maintenant seule. Ce sont les distributeurs de bâches
qui se chargent de reprendre les films usagés et de les apporter
à AGR », affirme Philippe Vincent. 700 tonnes
de plastique seront ainsi livrées chaque année à
l'entreprise de valorisation.
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