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Sur
son site de Grenoble, STMicroelectronics a recruté en quatre
ans plus de 1 000 salariés et emploie désormais
1 900 personnes.
Dès 1998, le stationnement des véhicules sur le parking,
devenu trop exigu, pose problème. « On sest
alors rendu compte que recruter une personne, cétait
aussi recruter sa voiture », explique Ludovic Tchoulfian,
directeur des ressources humaines de la société. La
direction de lentreprise décide alors de mettre en
place un PDE afin dinciter les salariés à ne
plus recourir systématiquement à leur voiture pour
venir travailler.
À la poursuite du développement économique
sajoute la préoccupation de lenvironnement, notamment
la réduction des gaz à effet de serre, dans la continuité
de la charte daction environnementale adoptée par le
groupe en 1987.
Une
palette de solutions
Une navette de bus (gratuite) a été mise en place
en 2000 entre la gare et lentreprise. Les salariés
pourront aussi bénéficier dune aide de leur
société pour utiliser les transports publics (à
hauteur de 80 % de labonnement), dune prime lors
de lacquisition dun véhicule GNV, GPL ou électrique
(prise en charge de 80 % du surcoût par lemployeur)
ou lors de la transformation de leur véhicule en véhicule
GNV ou GPL. Un parking à vélos comptant 250 places
a été créé et un kit comprenant poncho,
casque
a été remis à ses utilisateurs.

©
O.Sébart/ADEME |
35
% des salariés séduits par le PDE
Dans un avenir proche, STMicroelectronics proposera également
des services de proximité à ses salariés restauration
rapide (en plus de la cantine dentreprise existante),
borne postale, distributeur de billets de transport, borne Internet
avec accès aux sites administratifs. La société
grenobloise a aussi joué le jeu en achetant une dizaine de
véhicules GPL ou électriques pour ses déplacements
professionnels. « Aujourdhui, 35 % des
salariés utilisent un autre mode de transport que la voiture
pour se rendre à leur travail. Nous voulons atteindre 50 % »,
précise Ludovic Tchoulfian. Mais un PDE nécessite
des moyens en personnel et lentreprise souhaite pouvoir y
consacrer plus de temps. Autre point important : la négociation
avec lopérateur de transports publics.
LADEME a participé à létude de
faisabilité à hauteur de 500 000 francs. Quant
au budget de fonctionnement du dispositif, il est évalué
à un peu moins dun million de francs par an.
« Il faut maintenant que ce PDE exemplaire se confirme
sur la durée, ce qui ne sera possible que si lentreprise
poursuit son effort. LADEME continue de suivre ce projet qui
constitue une référence pour les autres entreprises »,
conclut Laurent Carrié, de la délégation régionale
Rhône-Alpes de lADEME.
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