La gestion du courrier non adressé
L'habitat bioclimatique dans les DOM
     

 
 
  Déchets papiers

Prospectives pour prospectus

La gestion du courrier non adressé représente un coût élevé pour les collectivités. Plusieurs pistes de réflexion sont aujourd’hui lancées pour réduire cette charge.
 

 
© J.-M. Renard/ADEME
 

 

Les prospectus publicitaires, les journaux gratuits et autres courriers non adressés - qui représentent bon an mal an un million de tonnes émis principalement par les grandes surfaces (58%), le commerce local (14%) et les éditeurs de gratuits (17%) - posent un réel problème aux collectivités qui les collectent avec les déchets ménagers. En effet, les collectivités reçoivent une contribution financière de la part des industriels pour la collecte et la valorisation des emballages mais pas pour celles des autres déchets papiers. Des élus demandent donc une participation de même nature pour la valorisation de ces prospectus, valorisation dont le coût à la charge des collectivités locales peut être estimé en moyenne entre 65 et 75 centimes par kilo. Ce sont les chiffres avancés par l'ADEME dans l'étude qu'elle vient de réaliser sur le sujet à la demande d'un groupe de travail convoqué par le ministère de l’Aménagement du Territoire et de l'Environnement et rassemblant des représentants de toute la filière (éditeurs, collecteurs, collectivités…). Il ressort cependant de ce rapport (1) que les principaux éditeurs de prospectus - peu sensibilisés au problème jusqu'alors - accepteraient l'idée d'une contribution financière à la condition que l’ensemble des émetteurs de papier (courrier non adressé et tout autre papier) à destination des ménages soient soumis aux mêmes obligations.
(1) Voir rubrique A lire

 

 


 
 
Etienne Le Roy
TÚl. :
02 41 20 41 74
etienne.leroy@ademe.fr
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  Outre-mer

ECODOM, une expérience exemplaire en faveur de l’habitat bioclimatique

Depuis 1997, dans les quatre départements d’outre-mer, le label expérimental ECODOM permet de faire progresser la qualité thermique et les performances énergétiques des logements.

 

 
© OBSERV'ER
 

 

Dans les départements de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion, l’ADEME, EDF, Promotelec et les Conseils régionaux incitent à la construction de maisons individuelles et de logements collectifs à la qualité thermique et aux performances énergétiques améliorées. Cette démarche est assortie d’un label expérimental ECODOM qui engage le constructeur à respecter certaines prescriptions de construction, consignées dans un cahier des charges. Celles-ci concernent quatre domaines :
l’implantation des logements sur le site par rapport aux autres constructions, obstacles et leur orientation en fonction des vents dominants et de la topographie du terrain ;
la protection solaire relative à l’ensemble des parois des logements : la toiture et les murs doivent être isolés thermiquement, les baies et les fenêtres protégées par des persiennes, volets, stores ou pare-soleil ;
la ventilation naturelle par la circulation de l’air extérieur d’une façade à l’autre à travers les pièces principales et les couloirs du logement équipés en ouvertures placées en partie haute des parois ;
des systèmes efficaces et économes de production d’eau chaude sanitaire. L’eau chaude solaire y a sa place. Par exemple, 13 000 chauffe-eau solaires fonctionnent aujourd’hui en Martinique.
Le respect de ces exigences entraîne des surcoûts. Pour aider les constructeurs à y faire face, une prime est prévue. Même si certaines des solutions techniques retenues sont spécifiques aux DOM, cette démarche en faveur de l’habitat bioclimatique est transposable à d’autres régions.

 

 


 
 
Michel Carré
TÚl. :
04 93 95 79 45
michel.carre@ademe.fr
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