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Développement
durable
Les Agendas
21 locaux, en marche
A
travers la réalisation d’Agendas 21 locaux, les structures communales
et intercommunales orientent leur politique locale dans la voie
du développement durable.
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Les
structures communales ou intercommunales sont de plus en plus nombreuses
à réaliser un Agenda 21 local. L’idée est née en 1992, suite au
Sommet de Rio, au cours duquel ont été définis les principes fondamentaux
du «développement durable». Un processus qui débouche sur des actions
concrètes mises en place sur le terrain à la suite d’une concertation
préalable entre les différents acteurs locaux (élus, associations,
habitants) et qui tient compte tant des aspects économiques que
des besoins sociaux des populations concernées tout en intégrant
l’angle environnemental.
En 1997, lors d’un premier appel à projets initié par le MATE* sur
les «méthodes et outils», la démarche a séduit une cinquantaine
de collectivités territoriales. Seize d’entre elles furent retenues.
Trois ans plus tard, elles sont plus d’une centaine à répondre au
deuxième appel à projets. Le 6 juillet dernier, le MATE et ses partenaires
ont présenté 29 lauréats. «Tous pourront bénéficier d’un accompagnement
privilégié (financier mais surtout technique et d’animation) de
l’une des structures du comité de pilotage afin de proposer à l’ensemble
des décideurs locaux une traduction concrète du concept de développement
durable», explique Sophie Debergue, ingénieur au département
bâtiment et collectivités de l’ADEME.
Pour l’Agence, le suivi apporté à six de ces projets par le biais
des Agendas 21 ne constitue cependant que l’un des aspects de son
engagement en faveur du développement durable. L’ADEME est en effet
présente aux côtés des collectivités locales, notamment pour les
aider à mettre en œuvre les critères d’écomanagement dans l’ensemble
de leurs pratiques – des achats publics aux documents d’urbanisme
en passant par la gestion des bâtiments administratifs… - et pour
mettre en place des contrats territoriaux, des contrats d’agglomération,
des chartes de pays, etc.
* Ministère de
l’Aménagement du Territoire et de l’Environnement
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Maîtrise
de l'énergie
La prévention
pour lutter contre l’exclusion
Pour
éviter les impayés des factures de chauffage et d’électricité, mieux
vaut aider les personnes en situation précaire à réduire leur consommation
d’énergie.
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Licenciement,
chômage, difficultés financières : bon nombre de ceux qui se trouvent
en marge de la vie sociale ne peuvent plus régler leurs factures,
notamment de chauffage et d’électricité. Depuis deux ans, l’ADEME
participe au soutien de ces personnes en but à des impayés énergétiques.
En payant les factures ? «Non, les commissions départementales
"précarité" , dirigées principalement par les Conseils généraux
et les DDASS, s’en chargent, précise Didier Chérel, ingénieur
au département bâtiment et collectivités de l’Agence. Plutôt
que d’intervenir en urgence et à fonds perdus, l’objectif est d’agir
à la source, préventivement, en favorisant les partenariats afin
de financer les études portant sur des logements ou des groupes
de logements.»
A la demande de travailleurs sociaux, des thermiciens réalisent
des diagnostics énergétiques et apportent des conseils aux habitants.
Les travaux d’amélioration de l’habitat qui en découlent (isolation,
systèmes de chauffage…) peuvent bénéficier de subventions de l’ANAH*,
du ministère du Logement ou d’autres partenaires. A terme, 20% des
fonds de soutien disponibles devraient être consacrés à ces actions
préventives de réhabilitation. Des formations** sont dispensées
aux travailleurs sociaux, notamment aux conseillers en économie
sociale et familiale : «Nous leur apportons des informations
en matière de maîtrise de l’énergie et leur présentons les actions
possibles, illustrées par des expériences de terrain, en faveur
des familles en difficulté», explique Didier Chérel. L’ADEME,
à travers chacune de ses délégations, est prête à soutenir les projets
visant à sensibiliser ou aider les personnes dans le sens de l’amélioration
énergétique de leurs logements dans le cadre de ses aides à la décision
ou aux opérations exemplaires.
* Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat
** voir Agenda (session de formation)
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Valorisation
Alimentation
animale :
un débouché pour les coproduits végétaux
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©
D.R. |
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Les coproduits
d’origine végétale issus des industries agroalimentaires ne terminent
pas tous leur vie dans les décharges. Ils peuvent entrer dans la
nourriture des animaux d’élevage.
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Pulpes
de betteraves, drêches de brasserie, pailles de céréales, pelures
de pommes de terre… : les coproduits d’origine végétale des industries
agroalimentaires sont nombreux. Leur gisement s’élève à 25 millions
de tonnes (Mt) de matière sèche, dont 18,5 Mt de pailles de céréales,
peu utilisées dans l’alimentation animale. Les réponses les plus
courantes des industriels face à cette production : l’enfouissement,
l’épandage ou la mise en décharge. «Or, affirme Olivier Théobald,
ingénieur ADEME à Angers, certains coproduits peuvent être valorisés
en alimentation animale.»
Depuis plus de dix ans, le Comité national des coproduits, piloté
par l’Institut de l’élevage et composé de 16 organismes, dont l’ADEME,
réalise des études préalables sur l’intérêt alimentaire et économique
de la valorisation des coproduits et sensibilise industriels et
éleveurs : le guide «Les coproduits d’origine végétale des industries
agroalimentaires», édité par ADEME Editions, contient ainsi
– outre un panorama des coproduits et de leur place dans l’alimentation
du cheptel – des renseignements et conseils pratiques pour la mise
en œuvre de la valorisation, illustrés par des exemples. Aujourd’hui,
4 Mt trouvent ainsi une nouvelle vie, comme ces carottes de Créances,
dans la Manche, qui ne trouvent pas preneurs sur les étals car elles
présentent des défauts mais qui entrent dans l’alimentation des
vaches : «Ce n’est pas seulement l’économie d’aliments qui compte,
mais, grâce aux carottes, le taux protéique du lait grimpe,
affirment les éleveurs. Et cela joue sur la santé de l’animal.»
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A
lire
Les coproduits d’origine végétale des industries agroalimentaires,
guide technique - Mars 2000 – ADEME Editions, réf. 2895, 150
F (22,73 E). |
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