Déchets ménagers

Ciel bleu pour l'Azur

 

  Regroupant quatre communes de l'Ouest parisien, le syndicat Azur est un bon exemple d’une démarche globale de gestion des déchets ménagers, depuis la collecte jusqu’au traitement ultime.  


 

En 1970, les communes d'Argenteuil, Bezons, Cormeilles-en-Parisis et Sartrouville se réunissaient au sein du Syndicat intercommunal d'incinération des ordures ménagères. L'objectif était alors de trouver une alternative au traitement des déchets, suite à la fermeture de la dernière décharge de proximité. Principale réalisation du syndicat : la construction d'une usine d'incinération mise en œuvre en 1975 et toujours en activité. Afin d'appliquer la nouvelle réglementation issue de la loi de 1992, le syndicat change de statut et d'appellation en 1994 pour devenir le Syndicat intercommunal pour la valorisation des déchets : Azur. Trois missions lui sont attribuées par les municipalités : valorisation matière par les collectes sélectives et les déchetteries, valorisation énergétique par l'incinération (incontournable en zone de forte densité) et valorisation organique par le compostage des déchets fermentescibles.

Une démarche par étape
«Nous nous adressons à un bassin de population de plus de 190 000 habitants, avec les problèmes spécifiques liés à une forte densité et à un habitat vertical important, précise Céline Vallais, directrice adjointe du syndicat. Nous avons un objectif contractuel de 39 kg d'ordures ménagères recyclées en 2001, par an et par habitant, avec le verre.Aujourd'hui, nous recyclons 12 kg de verre et 19 kg d'emballages par an et par habitant. Dans le même temps, nous incinérons 90 000 tonnes de déchets.» C'est dans le cadre d'une convention «Terres Vives» (voir encadré) que le syndicat Azur exerce ses compétences. «Depuis 1995, l'ADEME apporte ses propres cofinancements grâce à des conventions spécifiques», assure Catherine Boux, ingénieur déchets ménagers à l'ADEME Ile-de-France. Par exemple, en 1995, pour l'acquisition des bacs de collecte sélective, la création de la déchetterie, les écocomposteurs, et le troisième four d'incinération (6,7 MF); en 1997, toujours pour la collecte sélective et les écocomposteurs mais aussi pour la communication (3 MF) et, enfin, en 1999, pour la valorisation des mâchefers (3 MF).
L'Agence subventionne également des aides aux bailleurs et copropriétaires afin d’aménager des locaux pour les bacs de collecte sélective. «Avec cinq années de recul, on peut affirmer qu'Azur est un très bon exemple de mise en place d'une filière globale, précise Catherine Boux. Non seulement parce que les résultats des différents traitements sont probants, mais également parce que le suivi technique en interne est très efficace.» Un partenariat qui va d'ailleurs se poursuivre avec en projet le prochain cofinancement par l'ADEME d'un dispositif plus performant de traitement des fumées de l'usine d'incinération.

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Un contrat « Terres Vives » ADEME-SYCTOM
Le 11 juillet 1995, l'ADEME a signé avec le SYCTOM de l'agglomération parisienne (premier syndicat de communes de France pour la gestion des déchets, avec 5 millions d'habitants) et le Conseil régional d'Ile-de-France, un contrat « Terres Vives ». Ce contrat-cadre prévoit notamment la réalisation par le SYCTOM d'un réseau de centres de tri venant compléter les trois UIOM existantes. Les centres de Romainville, Ivry-sur-Seine et Nanterre bénéficieront d’aides de l’ADEME. De nombreux contrats ont, par la suite, été conclus avec une cinquantaine de communes, soit la moitié de celles qui adhèrent au Syndicat. Aujourd’hui, les collectes sélectives concernent plus de 2 millions d'habitants. D’autres accords ont été passés avec des entreprises délégataires pour le traitement des mâchefers et des Réfiom (site de Villeparisis).
 

   
 
Catherine Boux
Tél.: 01 49 01 45 52
catherine.boux@ademe.fr
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