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Valorisation
Une recherche
sur les vitrifiats de Réfiom
L’expérience
pilote menée en Aquitaine souligne l’intérêt de la vitrification
d’une partie des résidus d’épuration des fumées d’usine d’incinération
d’ordures ménagères, les Réfiom.
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Que
faire des cendres et résidus d’épuration des fumées, après leur
capture dans les systèmes de filtrage des usines d’incinération
? Les Réfiom (5% du poids des déchets incinérés) sont constitués
notamment de métaux lourds. Potentiellement toxiques, les Réfiom
sont classés en déchets ultimes (arrêtés du 18 décembre 1992) :
ils sont donc mis dans de coûteuses décharges de classe 1, après
traitement par liant hydraulique.
La Communauté urbaine de Bordeaux, le MATE, l’ADEME et le CEA se
sont associés à la société Europlasma afin d’explorer d’autres possibilités
de traitement des Réfiom. En 1997, une installation expérimentale
de vitrification de ces déchets a été créée dans l’enceinte de l’usine
de traitement d’ordures ménagères de Cénon. Au cœur du dispositif,
une puissante torche à plasma (gaz composé d’ions et d’électrons)
fait fondre les cendres à plus de 3 000 degrés. Les éléments polluants
sont alors piégés dans une matrice vitreuse.
Le programme de recherche associé, baptisé Vivaldi, avait pour objectif
de déterminer le comportement à long terme du vitrifiat en appréciant
son impact sur l’environnement. Le comité scientifique du projet
vient d’établir l’innocuité du vitrifiat de Réfiom après une batterie
de tests (lixiviation, écotoxi-cité…). Ses conclusions sont claires
: «Le vitrifiat élaboré à Cénon n’est pas dangereux pour l’environnement.
De plus, il apparaît stable dans le temps, tant du point de vue
physique que chimique et biologique. Il peut donc être conservé
dans des installations de classe 3.»
Toutefois, malgré ces assurances, le ministère de l’Environnement
demande la poursuite des études de comportement à long terme avant
de donner son feu vert à la banalisation des Réfiom vitrifiés. De
plus, si la technique est au point, différents problèmes restent
à résoudre avant sa diffusion, comme la grande consommation d’énergie
de la vitrification au plasma.
La seconde phase du projet, actuellement en cours, porte sur le
réemploi du vitrifiat, par exemple, en substitution aux matériaux
naturels entrant dans la fabrication de produits manufacturés en
béton (pavés, dalles, etc.).
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La
torche à plasma de l’usine de Cénon.
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EUROPLASMA |
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c o n
t a c t s |
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Déchets
médicaux
Le traitement
des déchets à risques infectieux
Les établissements
de santé, les laboratoires médicaux et le secteur libéral de la
santé produisent chaque année près de 150 000 tonnes de déchets
d’activités de soins à risques infectieux (DASRI).
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Le
transport des déchets d’activités de soins à risques infectieux
vers les sites de traitement ou de pré-traitement est une des principales
préoccupations actuelles puisqu’ils sont assimilés à des matières
dangereuses. Dans ce contexte, l’ADEME a animé le dispositif normatif
sur des conditionnements spécifiques, particulièrement sur les emballages
de déchets perforants (type aiguilles). Une première norme sur les
boîtes et mini-collecteurs pour déchets perforants a été publiée
en décembre dernier. Une autre sur les emballages des déchets mous
à risques infectieux le sera fin 2000.
Ces déchets, susceptibles de présenter un danger pour la santé publique,
ont une problématique de retraitement complexe. Si quelques rares
hôpitaux incinèrent directement leurs DASRI, la majorité des établissements
recourt aux services d’usines d’incinération d’ordures ménagères
autorisées.
La combustion des déchets à 850°C dans ces usines pose question
du fait de l’emploi croissant de médicaments anticancéreux.
L’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande en effet d’incinérer
les médicaments anticancéreux et leurs déchets entre 1.000 et 1.200°C
pour en détruire les principes actifs. L’ADEME a lancé une recherche
pour déterminer si ces médicaments et leurs déchets pouvaient être
convenablement détruits à la température utilisée (850°C). Les résultats
définitifs de cette étude seront connus courant 2001.
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O.Sebart/ADEME |
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Qualité
de l'air
Mieux
combattre la pollution intérieure
Au croisement
d'importants enjeux sanitaires et énergétiques, l'air à l'intérieur
des locaux fait aujourd'hui l'objet d'une attention particulière.
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B.Lesaing/ADEME |
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Nous
passons en moyenne 90% de notre temps à l'intérieur de locaux. Or,
leur atmosphère cumule la pollution venue de l'extérieur et celle
issue de sources présentes à l'intérieur : rejet de gaz carbonique
par les occupants, émanations liées aux matériaux de construction
et aux revêtements, produits d'entretien, solvants, etc. Cet aspect
sanitaire se double d'une problématique économique, car même une
ventilation jugée de qualité convenable est responsable de 30% des
déperditions thermiques d'un bâtiment, chiffre parfois largement
dépassé. L’absence de ventilation, ou son insuffisance, peut poser
des problèmes pour la santé des occupants et la pérennité du bâti.
La solution tient donc à la fois dans la meilleure maîtrise des
sources intérieures de pollution et dans la mise en œuvre de systèmes
optimisant la ventilation, en modulant les flux selon les moments
de la journée ou selon le nombre de personnes présentes dans un
local.
L'ADEME a identifié une quinzaine de thèmes pour lesquels des opérations
exemplaires font l'objet d'aides financières. Parmi ceux-ci, la
ventilation des salles de classe accueillant des élèves pendant
des périodes limitées ; le tabagisme passif qui peut être évité
grâce à des flux d'air différenciés selon les zones fumeurs et non-fumeurs.
L'étanchéité des réseaux aérauliques fait également partie des thèmes
retenus : selon une étude ADEME réalisée par le Centre technique
de l’équipement de Lyon, elle n'est assurée que pour un bâtiment
sur vingt-deux...
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