| |
Valorisation
des emballages
La France
en conformité
Une
directive européenne fait obligation aux Etats de publier un rapport
annuel sur la valorisation des déchets d’emballages. En France,
cette tâche a été confiée à l’ADEME.
|
|
| |
La
France vient de remettre à la Commission européenne le premier rapport
(*) sur la valorisation des emballages, fondé sur des données 1997.
« Notre principale conclusion est que le système français répond
aux objectifs définis par la directive européenne de 1994 sur les
emballages et les déchets d’emballages avec globalement 40% de recyclage,
pour des exigences européennes de 25% à 45%. En ce qui concerne la
valorisation totale, incluant recyclage et valorisation énergétique,
nous obtenons un taux de 55%, pour des exigences européennes de 50%
à 65% », explique Sylvain Pasquier, Ingénieur au département technique
des déchets de la Direction des déchets municipaux de l’Agence. «Seul
le recyclage des plastiques, avec un taux de 7% du poids du matériau,
est au-dessous de l’objectif européen minimal de 15% de recyclage
par matériau.» Afin d’intégrer toutes les filières concernées
dans son étude, l'ADEME s'est basée sur les données recueillies par
les organismes agréés, les services statistiques du ministère de l’Industrie
et les filières professionnelles. De plus, elle s’est appuyée dans
sa démarche sur les projets de normes européennes existants. «Tous
nos interlocuteurs reconnaissent aujourd’hui la valeur de la méthode
employée et de nos résultats», commente Sylvain Pasquier. L'enjeu
est important puisque les données recueillies serviront de base à
la définition des nouveaux objectifs européens de valorisation pour
2006.
(*) Les résultats
de cette étude sont disponibles sur le site Web ADEME : http://www.ademe.fr
(rubrique dossiers d’actualité) |
© R.Bourguet/ADEME |
|
| |

©
R.Bourguet/ADEME |
|
| |
Bâtiment
Enquête
sur les travaux de maîtrise d'énergie
En 1998, 65 %
des travaux des ménages ont porté sur le bâti et 35 % sur le chauffage.
|
|
| |
Réalisée
annuellement à la demande de l’ADEME, la dernière enquête de la Sofres
sur le comportement des ménages français à l’égard de la qualité énergétique
de leur logement fait ressortir des résultats encourageants. « La
proportion des ménages ayant fait des travaux progresse (12,5% en
1998), le nombre d’interventions par ménage est identique à celui
de 1997 et les dépenses moyennes semblent se stabiliser », souligne
Régine Trotignon, chargée d’étude à l’ADEME. On constate globalement
que les logements sont de mieux en mieux isolés et les économies d’énergies
renforcées. Parmi les travaux recensés, la pose de double vitrage
compte pour 26% des réalisations effectuées sur le bâti (65% de l’ensemble
des travaux).
« Mais l'enquête met aussi en évidence une légère augmentation
des travaux d’amélioration du chauffage (chaudière, brûleur, insert)
», fait remarquer Régine Trotignon. Concernant l’évolution du financement
des travaux, on remarque que la baisse générale des taux d’intérêt
renforce les demandes de prêts bancaires classiques tandis que 30%
des ménages continuent de faire jouer les déductions fiscales. Il
est trop tôt pour analyser l’impact de la baisse de TVA sur la demande
de travaux de maîtrise d’énergie. Mais on s'attend à ce que le taux
de 5,5% (contre 20,6% auparavant), entré en vigueur mi-septembre,
élargisse le marché au profit des artisans et des entreprises.
|
La
pose de double vitrage compte pour 26 % des travaux effectués sur
le bâti.

© UFPVC
|
|
| |

|
|
| |
|
|
| |
Emploi
L'environnement,
gisement d'emplois jeunes
Relance de la
maîtrise de l’énergie, développement des énergies renouvelables,
gestion des déchets : autant d’activités en développement qui favorisent
la création d’emplois jeunes.
|
|
| |
A
Castres (Tarn), le nouveau spécialiste des énergies renouvelables
de la commune bénéficie d’un contrat emploi jeune. Contrairement
à certaines idées reçues sur ce type de contrat, sa mission est
plutôt touffue : élaboration et suivi d’un plan visant à augmenter
l’usage des énergies renouvelables dans les bâtiments communaux,
évaluation filière par filière du « potentiel énergies renouvelables
» puis mise en place des projets économiquement viables. Pour Lucien
Harrous, Chef du service formation externe et emploi de l’ADEME
: « Cet exemple est une bonne illustration des domaines entrant
dans le champ d’activité des emplois jeunes. Il s’agit de domaines
économiquement porteurs qui se prêtent bien à la création et à la
pérennisation de ce type d’emplois. » L’Agence contribue au
déploiement de ces emplois jeunes en animant deux comités nationaux
de pilotage (gestion des déchets et énergie) créés par le ministère
de l’Environnement.
|
Des
analyses de situations professionnelles sont par exemple en cours
en Franche-Comté dans le domaine des déchets ménagers. Des communes
martiniquaises participent d’autre part à un programme coordonné
de développement d’actions de maîtrise de l’énergie recourant à
35 emplois jeunes. Cinq communes ont déjà procédé à des recrutements.
«L’ADEME ne peut financer directement la rémunération des emplois
jeunes. Mais elle peut aider à les développer par des missions ponctuelles
d’expertise technique, d’ingénierie de formation et d’évaluation
des profils de postes. Il est essentiel de consolider et professionnaliser
ces emplois, l’objectif du gouvernement étant de les pérenniser
au terme du programme “Nouveaux services, emplois jeunes”, en 2005»,
conclut Lucien Harrous.
|
 |
| |

|
|
| |
|
|
|