TRANSPORT
Le transport routier de marchandises contribue à
40 % de la consommation d'énergie des transports
dans les agglomérations et est responsable
d’une grande part des émissions de polluants.
Pour un chargement type, les deux roues, qui transportent
des charges faibles ou très faibles sont à
l’origine d’une pollution par le CO, le
CO2 et les COVNM très importante, par tonne-kilomètre,
notamment en raison des motorisations 2 temps très
répandues sur ce type d’engin. Suivent
ensuite, pour le CO2, les voitures particulières
des ménages qui transportent leurs achats,
puis les camions de toutes tailles qui, plus le volume
transporté est important, plus les émissions
de CO2 à la tonne-kilomètre sont faibles
mais sont à l’origine d’une pollution
importante par les NOx. L’espace public étant
limité en ville, une trop forte consommation
d’espace constitue une nuisance. Là encore,
les deux roues affichent les moins bonnes performances
: pour un trajet type de 10 km, ils occupent l’espace
urbain le plus grand, en m2h/tonne livrée.
De même pour une même quantité
livrée, les petits véhicules utilitaires
occuperont plus d’espace public que les camions
urbains.
Depuis 1992, le programme ‘‘Marchandises
en ville’’ vise à optimiser le
transport urbain en incitant à repenser les
organisations logistiques et en favorisant la distribution
par des véhicules propres. « Des
espaces logistiques urbains (ELU) peuvent notamment
être développés »,
explique Alain Morcheoine, Directeur de l’Air,
du bruit et de l’efficacité énergétique
à l’ADEME. Ces ELU sont des équipements
permettant la réorganisation de la livraison
de marchandises en ville à trois niveaux :
l’agglomération avec une plate-forme
urbaine de distribution pour rassembler une partie
des flux, à destination ou en provenance de
la ville, et pouvant utiliser des véhicules
propres pour effectuer la livraison terminale ; le
quartier ou la rue commerçante avec le Point
d’accueil véhicules et le Point d’accueil
logistique qui permet la dépose et l’enlèvement
des marchandises sans pénétration des
zones à forte densité de trafic ; le
bâtiment où un sas (ou une consigne de
livraison) permet de livrer ou de récupérer
des produits en dehors des heures de pointe et ne
nécessite pas la présence du destinataire.
L’ADEME, dans le cadre du programme PREDIT,
participe aux travaux sur les ELU en informant les
collectivités territoriales sur les meilleures
pratiques.
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