Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 111 / juillet - août 2006 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Rendre moins polluant
le transport urbain de marchandises

Le transport urbain de marchandises représente une importante source de pollution et de nuisances. Il est nécessaire de repenser les organisations logistiques et de favoriser la distribution par des véhicules propres.

TRANSPORT

Le transport routier de marchandises contribue à 40 % de la consommation d'énergie des transports dans les agglomérations et est responsable d’une grande part des émissions de polluants. Pour un chargement type, les deux roues, qui transportent des charges faibles ou très faibles sont à l’origine d’une pollution par le CO, le CO2 et les COVNM très importante, par tonne-kilomètre, notamment en raison des motorisations 2 temps très répandues sur ce type d’engin. Suivent ensuite, pour le CO2, les voitures particulières des ménages qui transportent leurs achats, puis les camions de toutes tailles qui, plus le volume transporté est important, plus les émissions de CO2 à la tonne-kilomètre sont faibles mais sont à l’origine d’une pollution importante par les NOx. L’espace public étant limité en ville, une trop forte consommation d’espace constitue une nuisance. Là encore, les deux roues affichent les moins bonnes performances : pour un trajet type de 10 km, ils occupent l’espace urbain le plus grand, en m2h/tonne livrée. De même pour une même quantité livrée, les petits véhicules utilitaires occuperont plus d’espace public que les camions urbains.
Depuis 1992, le programme ‘‘Marchandises en ville’’ vise à optimiser le transport urbain en incitant à repenser les organisations logistiques et en favorisant la distribution par des véhicules propres. « Des espaces logistiques urbains (ELU) peuvent notamment être développés », explique Alain Morcheoine, Directeur de l’Air, du bruit et de l’efficacité énergétique à l’ADEME. Ces ELU sont des équipements permettant la réorganisation de la livraison de marchandises en ville à trois niveaux : l’agglomération avec une plate-forme urbaine de distribution pour rassembler une partie des flux, à destination ou en provenance de la ville, et pouvant utiliser des véhicules propres pour effectuer la livraison terminale ; le quartier ou la rue commerçante avec le Point d’accueil véhicules et le Point d’accueil logistique qui permet la dépose et l’enlèvement des marchandises sans pénétration des zones à forte densité de trafic ; le bâtiment où un sas (ou une consigne de livraison) permet de livrer ou de récupérer des produits en dehors des heures de pointe et ne nécessite pas la présence du destinataire. L’ADEME, dans le cadre du programme PREDIT, participe aux travaux sur les ELU en informant les collectivités territoriales sur les meilleures pratiques.



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 CONTACTS 

Alain Morcheoine
Tél. : 01 47 65 24 69
alain.morcheoine@ademe.fr