Le Tour de France, avec ses quelque 4 500 personnes et ses 2 200 véhicules, constitue une véritable petite ville itinérante qui, inévitablement, génère des déchets. D’autant que, durant les trois semaines de compétition, plus de 12 millions de spectateurs, eux aussi, produisent des déchets : environ 12 000 tonnes, l’équivalent de la production annuelle de 33 000 personnes… dont une partie finit abandonnée sur le bord des routes.
Mais le Tour de France c’est aussi, autour de la plus grande course cycliste du monde, une caisse de résonance médiatique à nulle autre pareille : 1 900 journalistes, français et étrangers, y sont accrédités. Cet impact peut donc être utilisé pour sensibiliser les participants au Tour, mais aussi les spectateurs et téléspectateurs aux gestes simples et concrets pour réduire et trier les déchets.
C’est sur ces bases qu’un partenariat entre l’ADEME et le Tour a été initié, après plusieurs années d’une expérience menée en Midi-Pyrénées sur ces sujets. Pour l’édition 2006, de nombreuses actions de sensibilisation ont été mises en place au niveau national, tant vers les spectateurs que vers les équipes techniques.Habillage du tracé des prologues à Strasbourg, diffusion de messages « éco-citoyens » par la caravane, sensibilisation des jeunes sur un stand aux étapes d’arrivée, distribution d’écosacs…
Ces actions ont également permis de tester
– avec succès – la capacité
de chacun à intervenir sur des champs nouveaux
(l’événementiel sportif pour l’ADEME,
l’environnement pour le Tour) ; sur le long
terme, nos équipes vont travailler en étroite
relation afin de mettre en place une démarche
plus globale, impliquant les partenaires de la caravane.
Il s’agit donc d’une première «
étape » et nous abordons les prochaines
avec beaucoup d’énergie !
Michèle Pappalardo, Présidente
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