Établissements de tourisme : un recours accru au solaire
Grâce au Plan énergétique adopté par l'Assemblée Corse en 2001, les résultats obtenus dans le domaine des énergies renouvelables, notamment le solaire thermique, sont très positifs et encouragent leur développement. Aujourd'hui, 17 % des hôtels et campings corses produisent leur eau chaude grâce à l'énergie solaire. |
CORSE
Le cap des 100 installations solaires sur un établissement de tourisme - campings et hôtels confondus - a été franchi en Corse au début de l'été. « L'énergie solaire est devenue pour les professionnels du secteur une solution à part entière, économiquement intéressante et techniquement fiable », précise François Alfonsi, de la délégation régionale de l'ADEME. Impulsée par le Plan Soleil, la même tendance s'observe chez les particuliers, propriétaires de chambres d'hôtes, gîtes ruraux ou locations meublées.
Les raisons du succès
L'île de beauté bénéficie
certes de conditions d'ensoleillement favorables :
sur l'année, le solaire permet de couvrir 60
à 70 % des besoins en eau chaude, voire 100
% sur la période estivale. « L’intermittence
saisonnière, l’humidité des sites
de bord de mer l'hiver... semblent plus faire souffrir
les installations électriques et au gaz que
celles fonctionnant à l'énergie solaire,
remarque François Alfonsi. En outre,
pour des hôtels et des campings qui doivent
disposer d'eau chaude à tout moment, y compris
avant et après saison alors qu'ils ne sont
pas sûrs de vendre leurs nuitées, toute
économie sur les charges d'exploitation prend
plus d’importance que dans d'autres secteurs
d’activité. » L'une des principales
clés du succès reste sans doute le programme
de soutien financier conduit en commun par la Collectivité
Territoriale de Corse (CTC) et l'ADEME, dans le cadre
du Fonds Corse de Maîtrise de l'Énergie.
La CTC, via l'Agence de développement économique
de la Corse et l'ADEME, qui instruit les dossiers
et mène des campagnes de communication, subventionnent
à parts égales l'installation d'équipements
solaires thermiques, à hauteur de 40 à
50 % des dépenses. « Le travail entrepris
depuis de nombreuses années porte ses fruits,
observe François Alfonsi. On a constaté
une forte progression des demandes en 2003, 2004 et
2005. »
Un investissement vite amorti
Près d'une soixantaine d'établissements
de tourisme ont déposé, au fil des années,
plusieurs dossiers, jusqu'à avoir converti
au solaire la totalité de leurs équipements.
« Leurs responsables ont commencé
par valider le solaire à travers une première
expérience, qui a démontré la
rentabilité et l'efficacité du système
», explique François Alfonsi. C'est
le cas du propriétaire du Cantu di Mare, une
résidence constituée de 14 meublés
à Olmeto. Après avoir équipé
une première tranche de dix villas, il y a
trois ans, il vient d'équiper les quatre dernières
et sa propre maison, cette année. «
L'énergie solaire permet de chauffer l'eau
des cumulus et lorsque l'ensoleillement est insuffisant,
l'électricité prend le relais »,
explique Charles Mozziconacci. L'investissement de
12 000 € pour la seconde tranche, subventionné
à 50 %, devrait être amorti sur cinq
années. « En plus du bénéfice
apporté aux propriétaires, les clients
apprécient beaucoup ce geste écologique
», précise-t-il.
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 © D.R.
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Quelques
chiffres
En Corse, 350 sites collectifs sont
équipés de chauffe-eau solaires : 100
hôtels et campings, 30 grandes résidences
de tourisme et camps de vacances, 120 gîtes
ruraux et petits locatifs, 36 installations artisanales,
4 ports de plaisance, 30 installations réalisées
par des collectivités et 30 installations en
milieu agricole. Résultat : la Corse compte
48 m2 de capteurs pour 1 000 habitants, contre 11
m2 en moyenne nationale et 36 m2 en Europe.
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CONTACT
François Alfonsi
Tél. : 04 95 10 57 55
francois.alfonsi@ademe.fr
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Pôle Orly-Rungis : un PDE pour assurer l'avenir
Le plan de déplacements d'entreprise (PDE) mené sur la zone d'activité Orly-Rungis est le plus important de France. Son objectif majeur : renforcer l'attractivité du premier bassin d'emplois du sud parisien.
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ILE-DE-FRANCE
Aéroport, marché
d'intérêt national, centre commercial,
plate-forme logistique, zone hôtelière
et parc locatif de bureaux : le pôle d'activités
Orly-Rungis (2 000 ha) représente le plus grand
espace économique du sud de l'Ile-de-France.
Quatre mille entreprises y sont implantées
et plus de 63 000 personnes y travaillent. Mais les
routes saturées et des transports en commun
mal adaptés posent des problèmes permanents,
tant pour les visiteurs que pour les salariés.
« Le pôle Orly-Rungis possède
un fort potentiel de croissance, souligne Pierre
Lefort, président de l'Association pour le
développement économique d'Orly-Rungis
(ADOR). Pour renforcer son attractivité,
les six grands opérateurs du secteur* se sont
regroupés afin de remédier aux difficultés
de transport et faciliter les échanges à
l'intérieur de la zone. » Début
2004, le plus grand PDE de France était lancé
en partenariat avec le Conseil général
du Val-de-Marne, l'ADEME et EMS, bureau d'études
filiale de la RATP et de la CCI de Paris.
Fédérer les énergies
Le diagnostic des infrastructures existantes et les
interviews de 5 000 salariés et de 500 visiteurs
ont permis à EMS de proposer plusieurs solutions
pour améliorer l'attractivité du site.
« La desserte ferroviaire ne concerne que
quelques points très localisés de la
zone, explique Véronique Berthault, présidente
d'EMS. Il serait donc logique de créer
des liens (navettes, services à la demande...)
entre ces gares et les entreprises souvent éloignées
de plusieurs kilomètres. De même, nous
allons promouvoir le covoiturage et demander un renforcement
(horaires, fréquences) de certaines lignes
de bus. » De plus, courant 2006, un portail
Internet centralisera toutes les sources d'information
concernant les moyens de transport desservant le pôle
Orly-Rungis. « La présence d'un porteur
de projet est un élément-clé
dans la réussite d'une telle opération,
estime Jean-Yves Marie-Rose de la délégation
Ile-de-France de l'ADEME. Ainsi, l'ADOR a permis
de fédérer les énergies des partenaires
impliqués dans ce PDE. Nous l'avons accompagnée
dès le lancement de l'opération, tant
au niveau de l'élaboration du questionnaire
d'interview que dans la préconisation de solutions
concrètes aux problèmes de déplacement.
à l'avenir, notre intervention portera sur
l'évaluation de l'impact environnemental des
mesures décidées. » L'ADEME
a également apporté un soutien financier
: 40 % des 150 k€ consacrés à la
réalisation des études (25 % par le
Conseil général du Val-de-Marne et 35
% par l'ADOR).
* ADP, Semmaris, Sogaris, Silic, Centre commercial
Belle-Epine, et la zone hôtelière.
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Des navettes entre les gares et les entreprises éloignées sont assurées.
© Jérôme
DEYAT / ADEME
© Jérôme
DEYAT / ADEME
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CONTACT
Jean-Yves Marie-Rose
Tél. : 01 49 01 45 47
jean-yves.marie-rose@ademe.fr
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