Mensuel à destination des entreprises et des collectivités territoriales

 N° 106 / octobre 2005 Lettre | Dossier | Newsletter S'abonner | Archives 
Éveil aux éco-technologies

Pays en pleine croissance économique, de l'ordre de 9% par an, la Chine s'apprête à relever un défi environnemental majeur : réduire les pollutions, et notamment les émissions de CO2 générées par l'utilisation importante du charbon.


CHINE

Sur la période 2006 - 2020, les nouvelles orientations de la politique énergétique chinoise devraient porter de 1 à 10 % la part des énergies renouvelables dans la production électrique (hors grande hydraulique) et renforcer l'efficacité énergétique de plus de 30 %. L'électrification des zones rurales à elle seule mobilisera plus de 15 milliards d'euros d'investissements du gouvernement. Par ailleurs, les autorités chinoises consacreront annuellement 1,5 % du PIB à l'amélioration de la qualité de l'air, de la gestion de l'eau et du traitement des déchets ménagers. Pour sa part, la France a tissé des partenariats institutionnels et industriels dans le secteur du bâtiment qui ont permis de réduire de 50 % les consommations d'énergie liées au chauffage dans plus de 10 000 logements à Pékin, Harbin et Shenyang, pour un surcoût à la construction inférieur à 7 %. Fort de son succès, ce programme* est aujourd'hui élargi à d'autres zones.

Le projet « Pékin 2008 : Olympiades vertes» implique des éco-industriels français, dont certains membres du Club ADEME International, également présents dans la construction de stations d'épuration et d'unités de traitement des déchets. Une coopération entre centres de recherche des deux pays accompagnera la mise en place de transferts de technologie.


La Chine sera à l'honneur au salon POLLUTEC à Paris le 1er décembre 2005 ; cela permettra de favoriser les échanges internationaux pour progresser vers un développement plus respectueux de la planète.

* Soutenu par le MEDD, le FFEM...



 

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Jean-Jacques Thomas
Tél. : 01 47 65 23 30
jean-jacques.thomas@ademe.fr




Un concept novateur pour financer les économies d'énergie

Le programme européen PICOLight a permis de tester dans six pays*, dont la France, un nouvel outil permettant de financer des mesures d'efficacité énergétique dans les administrations publiques.

EUROPE

Des potentiels d'économie d'énergie sur les postes chauffage, électricité… existent dans de nombreuses administrations. Mais ils ne sont pas exploités en raison notamment des caractéristiques propres au financement des investissements publics. Un nouvel outil peut être utilisé pour lever ce frein : le contrat de performance interne dans le secteur public (PICO). En pratique : une "cellule PICO" est créée au sein d'une administration publique pour gérer des mesures d'efficacité énergétique. Elle assure le service financier et technique permettant d'alléger la facture d'énergie d'une unité de l'organisme public.

pico-light logo La "cellule PICO" se rémunère grâce aux économies réalisées et peut ainsi développer un fonds d'investissement pour entreprendre d'autres mesures dans différentes unités. En Allemagne, où ce concept est né, les 133 opérations mises en œuvre entre 1995 et 2000 (pour un investissement total de 2,68 M€) permettent chaque année d'économiser 10 900 MWh de combustibles pour le chauffage, 890 MWh d'électricité, 3 450 t d'émissions de CO2 et 28 600 m3 d'eau. Le programme européen PICOLight, qui vient de s'achever, a permis d'adapter cet outil sur douze sites pilotes situés dans six états de l'Union. L'ADEME, qui y a été associée, a organisé en juin un atelier de présentation des résultats et vient de publier une brochure d'information sur ce nouveau type de mécanisme financier.

* Allemagne, Autriche, France, Italie, Pologne et Suède.



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Hervé Lefebvre
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herve.lefebvre@ademe.fr