| LIBAN
Le PEEC au Liban s’est achevé en 2004 après cinq années de travail menées par l'Association libanaise de maîtrise de l'énergie et de l'environnement (ALMEE), avec un soutien financier du Fonds français pour l’environnement mondial. Dans ce pays dépendant à 97 % pour ses besoins en énergie primaire, le PEEC a montré, sur cinq opérations immobilières pilotes, que des améliorations simples et bien maîtrisées (conception thermique adaptée, chauffe-eau solaire collectif avec compteurs et chaudière d’appoint...) permettaient de réduire les besoins en énergie de 30 à 50 %, pour des surcoûts d’investissements de 5 à 10 %. Le projet a également porté sur des actions de sensibilisation telles que la publication de guides méthodologiques sur le solaire thermique, les doubles vitrages..., la réalisation d’une campagne de mesure des consommations d’énergie dans le secteur résidentiel, l’appui à la création de l'Association libanaise des industriels du solaire (ALIS), l’organisation de séminaires... « Tout cela a permis de stimuler une dynamique en faveur d'une gestion rationnelle de l'énergie et de poser les bases d’un partenariat entre secteurs public et privé », explique Bernard Cornut de la Direction de l’action internationale de l’ADEME qui travaille avec l’ALMEE depuis 1992 et a assuré le pilotage des experts français et libanais sur ce projet. « Mais la généralisation des actions d'efficacité énergétique requiert maintenant un renforcement réglementaire associé à une réforme des tarifs de l’électricité et à des mesures incitatives, aujourd’hui à l’étude par les autorités libanaises », conclut Bernard Cornut.
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