Près de 2 600m2 de cellules photovoltaïques ont été installées sur la toiture de la tribune présidentielle de Geoffroy-Guichard. Leur production annuelle devrait atteindre 205 000 kWh.

  LA RÉPONSE ADEME  
   
 

Le programme Environnement et rugby, animé par l’ADEME, se décline en trois axes :
• évaluation des émissions de gaz à effet de serre générées par la compétition ;
• mise en œuvre d’actions concrètes pour limiter les émissions et les impacts ;
• développement d’une campagne de communication et de sensibilisation.
Dans la majorité des stades accueillant un match de la Coupe du monde, l’ADEME a réalisé un diagnostic énergie (ou son actualisation comme à Geoffroy-Guichard). Objectif : réduire durablement les consommations par la mise en œuvre d’équipements économes ou l’instauration d’une charte «écovolontaire» à destination du personnel volontaire en charge de la surveillance des rencontres.

 
 
 

 

Rhône-Alpes
Geoffroy-Guichard résolument vert

À l’occasion de la Coupe du monde de rugby, le stade Geoffroy-Guichard de Saint-Étienne a fait le choix du développement durable en se dotant d’une centrale photovoltaïque sur une partie de sa toiture. L’ADEME a été le premier supporter de cette initiative.

Le 9 septembre 2007. Premier match de la Coupe du monde de rugby à Saint-Étienne. L’Écosse affronte le Portugal au stade Geoffroy-Guichard, le premier, en France métropolitaine, équipé d’une centrale photovoltaïque. Près de 2 600 m2 de cellules semi-conductrices ont été installés sur une partie de la toiture de la tribune présidentielle. Leur puissance est de 216 750 Wc. La production devrait atteindre 205 000 kWh par an, pour un ensoleillement de 960 heures par an, selon les données statistiques de Météo France. «Cette innovation s’inscrit dans le cadre du programme Environnement et rugby, lancé par l’ADEME à l’occasion de la Coupe du monde», explique Rémi Cazenave, ingénieur au sein du pôle Énergie et territoires de la délégation régionale Rhône-Alpes de l’ADEME. «Il s’agissait d’utiliser l’événement sportif comme levier médiatique en faveur de l’environnement autour de trois axes : évaluation des émissions de gaz à effet de serre générées par la compétition ; mise en œuvre d’actions concrètes pour limiter les émissions et les impacts ; développement d’une campagne de communication et de sensibilisation.»

Des soutiens diversifiés
Un an avant la Coupe du monde, la délégation régionale de l’ADEME a rencontré les différents acteurs du projet : la communauté d’agglomération Saint-Étienne Métropole, propriétaire du stade, Latere, l’Agence de l’énergie de la Loire, et EDF. Son rôle : apporter au projet sa compétence technique, ses retours d’expérience, son réseau de partenaires et son accompagnement financier.
«Nous avons pu mobiliser les Fonds européens de développement régional (Feder) en adoptant une démarche globale de maîtrise de l’énergie autour du stade, souligne Rémi Cazenave. L’ensemble des bâtiments (locaux administratifs, accueil VIP, vestiaires) va faire l’objet d’un diagnostic énergie qui permettra des préconisations destinées à limiter les dépenses énergétiques de l’ensemble.»

Une installation pérenne
L’exploitation de la centrale solaire a été confiée, par Saint-Étienne Métropole, à la Société d’exploitation des centrales photovoltaïques (SECP), une société par actions simplifiées (SAS) spécialement créée par la Caisse des dépôts et consignations et la société Ténésol, constructeur des panneaux photovoltaïques (filiale de Total et d’EDF). La SECP assurera l’investissement des travaux nécessaires, la maintenance, et remettra, au bout de 20 ans, l’installation à la communauté d’agglomération. Les supporters de l’équipe de football auront, ainsi, toujours une bonne raison de scander : « Allez les Verts ! »