Roumanie
Union européenne pour l’environnement
L’ADEME est engagée dans de multiples jumelages avec des institutions de pays candidats à l’adhésion à l’Europe. Objectif : favoriser la mise en œuvre, aux niveaux régional et local, des directives de l’Union européenne (UE). Exemple en Roumanie.
Les jumelages sont de véritables programmes d’échanges entre les administrations publiques de pays membres et celles de pays candidats à l’UE. Il ne s’agit pas uniquement de projets d’assistance technique, mais d’une réelle réflexion commune…», souligne en préambule Thierry Méraud, chargé de mission à l’ADEME. Concrètement, le jumelage d’une durée de deux ans mené avec la Roumanie depuis 2005 associe le ministère de l’Écologie et du Développement durable français au ministère de l’Environnement et de la Gestion des eaux roumain. «Le ministère a donné délégation à l’ADEME pour la mise en œuvre opérationnelle d’un jumelage décentralisé, mené avec l’Agence régionale de protection de l’environnement de Pitesti, à 120 km de Bucarest, pour la région Sud Muntenia», poursuit Thierry Méraud. L’ADEME, pilote de ce programme qui associe également des équipes danoises et polonaises, a donc mobilisé un chef de projet pour définir les grandes orientations de travail et un conseiller «pré-adhésion» qui suit les initiatives développées sur place avec les partenaires roumains. L’ensemble des thématiques environnementales – gestion des eaux, biodiversité, déchets, qualité de l’air… – est abordé pour identifier les actions prioritaires pouvant être éligibles aux fonds structurels de l’Europe, puisque la Roumanie est membre de l’Union européenne depuis le 1er janvier 2007.
La directive IPPC
Au-delà de ces thèmes généraux, le jumelage mené dans la région de Pitesti s’intéresse plus particulièrement à la directive IPPC (Prévention et contrôle intégrés des pollutions). «L’ADEME apporte son soutien technique pour réaliser l’inventaire des installations industrielles a priori concernées par cette directive. Cette mission de terrain menée avec les équipes roumaines nous amène aussi à évaluer les coûts liés à la transposition de ces réglementations et à proposer aux responsables locaux une stratégie d’évolution», explique encore Thierry Méraud. Pour mener à bien cette mission, l’ADEME fait appel à une soixantaine d’experts (incluant tous les intervenants) qui travaillent en collaboration avec des spécialistes issus d’autres organismes, comme le BRGM, l’Ineris, etc. L’objectif final est d’intégrer dans l’autorisation d’exploiter de chaque installation des valeurs limites d’émission correspondant à la mise en œuvre des meilleures techniques disponibles au niveau européen…
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