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| En 2002, Falaise, ville de 8 800 habitants, a choisi, le bois pour chauffer près d’un habitant sur quatre. |
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8 500 TONNES DE CO2 EN MOINS PAR AN |
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Le réseau de chaleur qui sera opérationnel cet été à Lisieux desservira l’ensemble des 1 950 logements du quartier de Hauteville, quatre groupes scolaires, un collège, un gymnase, une église et la maison de la petite enfance. La chaufferie consommera environ 12 000 tonnes de bois par an (fournies par Biocombustibles SA) et
17 600 tonnes annuelles après raccordement du centre hospitalier, qui se fera sans doute en 2008 et au plus tard d’ici 2012. Les deux chaudières couplées de 5 MW chacune couvriront 92% des besoins totaux, y compris ceux de l’hôpital. L’installation existante, fonctionnant au gaz naturel, assurera l’appoint et éventuellement le secours. Compte tenu de la vétusté du réseau de chaleur en caniveaux enterrés et de l’augmentation de la puissance à distribuer pour alimenter l’hôpital, le projet inclut le remplacement de la branche ouest du réseau et une extension de 400 mètres. Cette opération, d’un coût global de 4,6 millions d’€ HT – dont 100 000€ financés par l’ADEME –, permettra de substituer 2 800 tep d’énergie fossile par an, et d’éviter les émissions de
8 500 tonnes de CO2. Enfin, grâce aux récentes mesures fiscales, les charges de chauffage pour l’ensemble des raccordés au réseau devraient baisser de 35% par rapport à leur niveau de 2005…
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Basse-Normandie
Le bois-énergie étoffe sa filière
Soutenue par l’ADEME et le conseil régional depuis un peu plus de dix ans, la filière bois-énergie est en plein développement en Basse-Normandie. Dernier projet en date : une chaufferie collective d’une puissance de 10 MW à Lisieux.
Entre plage et bocage, la Basse-Normandie n’est pas vraiment réputée pour l’étendue de ses forêts. Seulement 8% de sa surface totale est couverte de bois. Pourtant, cette région est l’une des premières de France dans l’utilisation de cette énergie renouvelable, avec 45 000 tonnes de bois consommées en 2006. Les débuts de la filière bois-énergie remontent aux années 80 avec la création de l’association Biomasse Normandie et la mise en place d’une première chaufferie à Marchesieux, dans la Manche. Une période de balbutiements, malgré l’appui de l’Agence française de la maîtrise de l’énergie – ancêtre de l’ADEME – et du conseil régional.
Le véritable développement intervient à partir du milieu des années 90. «L’idée est alors née de constituer une organisation de l’approvisionnement. Car la garantie de la ressource était une préoccupation principale pour les collectivités», souligne Christian Delabie, ingénieur chargé des énergies renouvelables à la délégation régionale Basse-Normandie de l’ADEME . La mise en place, en 1996, par l’ADEME et la région d’un plan bois-énergie marque une seconde étape essentielle. Deux objectifs sont fixés: structurer l’approvisionnement en bois-énergie et atteindre 30 000 tonnes de bois consommées à l’horizon 2006. La même année naît Biocombustibles SA, qui regroupe une quarantaine de sociétés locales exerçant dans le secteur de la forêt et du bois, des déchets, de l’agriculture et de l’environnement. Les objectifs fixés initialement seront confirmés et même dépassés puisque ce seront près de 45 000 tonnes de bois consommées à la fin 2006 et près de 200 000 tonnes de bois commercialisées pour Biocombustibles SA à la même date.
De l’énergie à prix stable
Les projets s’enchaînent: un réseau de chaleur est créé en 1999 dans un quartier de La Ferté Macé, une chaufferie à bois est mise en service à Bayeux en 2000, le lycée et l’hôpital de Saint-Hilaire-du-Harcouët bénéficient d’un équipement similaire en 2001…
Les municipalités de Falaise, Vire, Pontorson, Mortagne-au-Perche retiennent elles aussi cette solution au cours des années suivantes. Avantages: moins d’émissions de gaz à effet de serre, utilisation de l’énergie locale et stabilité du prix de cette énergie renouvelable dont le coût est indépendant du contexte international… «L’ADEME s’est mobilisée pour sensibiliser les collectivités à l’intérêt de cette alternative aux énergies fossiles, les accompagner dans la réalisation d’études de préfaisabilité et les aider à financer ce type de projet en participant à hauteur de 15% à 30% du coût total», poursuit Christian Delabie. La Basse-Normandie compte aujourd’hui 150 chaudières individuelles à bois déchiqueté, 20 chaufferies industrielles et 13 chaufferies collectives. Et les réalisations se poursuivent. La dernière en date, une installation de 10 MW, sera mise en service à Lisieux durant l’été pour assurer la majeure partie des besoins du réseau de chauffage urbain qui fonctionnait depuis plus de 30 ans avec du fioul et du gaz naturel…
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