La réponse ADEME  
   
 

L’Association de promotion des salaisons des monts de Lacaune (Apsalac) a demandé à l’ADEME de réaliser des prédiagnostics dans treize de ses entreprises, afin d’identifier les sources d’économie d’énergie.
Le financement de l’opération de 31 000 € a été subventionné à 90% par l’ADEME et la région Midi-Pyrénées.
L’ADEME s’est chargée de rédiger le cahier
des charges des prédiagnostics, confiés à un bureau d’études unique pour l’ensemble des PME consultées. Lors de la restitution de l’audit, 75 recommandations ont été formulées.
L’ADEME a fourni des conseils techniques et méthodologiques pour leur application.
25% ont été immédiatement mises en œuvre. 58% le seront à court terme.
Le taux de passage à l’acte a finalement atteint 80%. Résultats : une réduction de 5 à 19% de la facture énergétique, soit 167 tep par an, et 275 tonnes de CO2 évitées.

 

 

 

 

Midi-Pyrénées
Prédiagnostics bien ficelés

Pour une action efficace et adaptée dans la maîtrise des énergies, l'étape du prédiagnostic est décisive. Une association agricole en Midi-Pyrénées l'a bien compris.

Pour sensibiliser ses adhérents à la maîtrise de l'énergie, l'Association de promotion des salaisons des monts de Lacaune (Apsalac) a fait appel, en 2003, au Programme régional de lutte contre l'effet de serre et pour le développement durable (Préludde) de l'ADEME et de la région Midi-Pyrénées. Objectif : réaliser des prédiagnostics destinés à identifier des solutions de maîtrise de l'énergie et à définir les conditions technico-économiques de leur mise en oeuvre.
Sur une cinquantaine d'entreprises adhérentes, treize se sont déclarées volontaires.
« Nous avons rédigé le cahier des charges et participé au financement de l'étude, réalisée par l'Apave Sudeurope, explique Jérôme Llobet, chargé de mission énergie à la délégation régionale Midi-Pyrénées de l'ADEME.
Travailler avec un bureau d'études unique a permis de faire une synthèse globale, directement exploitable par la profession.»

Identification des besoins
L’étude s’est déroulée en trois étapes : collecte des données ; analyse et évaluation
du potentiel d’économie d’énergie ; conclusions et préconisations. Les prédiagnostics ont permis d’identifier les principaux postes énergivores communs aux treize PME, classés par ordre décroissant : la production de froid, la production d’eau chaude,
le séchage, les fours et les utilités (éclairage, air comprimé, chauffage des bureaux, etc.).
«La restitution a été faite à l’ensemble de la profession lors d’une réunion à laquelle assistaient des frigoristes chauffagistes, afin qu’ils puissent apporter des réponses
aux besoins des entreprises consultées», ajoute Jérôme Llobet.

Analyse et action
Au total, 75 préconisations ont été formulées, soit 6 par PME en moyenne. 25% d’entre elles ont été mises en œuvre immédiatement. 58% l’ont été à court terme.
Les améliorations proposées concernaient en priorité la production de froid et d’eau chaude. Leur mise en œuvre a permis une réduction de 5 à 19% de la facture énergétique des entreprises, soit une économie de 167 tep (tonnes équivalent pétrole) par an, et une diminution des émissions de CO2 de 275 tonnes.
Parmi les solutions proposées figure la programmation horaire de certains locaux réfrigérés, afin de systématiser l’arrêt des compresseurs frigorifiques lors des périodes d’inoccupation des ateliers, la nuit et le week-end. L’installation d’échangeurs sur ces compresseurs a été aussi conseillée pour récupérer une partie de la chaleur rejetée par les condensateurs, afin de préchauffer l’eau chaude consommée sur le site.
L’ajout d’un chauffe-eau solaire contribue aussi à réduire les dépenses énergétiques. L’ADEME envisage de lancer un appel à propositions visant à faciliter la création de références exemplaires et ainsi susciter une émulation au sein de la profession.