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L’apport ADEME |
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1999-2001 : réalisation d’un bilan énergétique de la ville de Besançon, dans le cadre d’un programme européen sur les énergies renouvelables et la maîtrise de l’énergie, et étude de préfaisabilité du projet de Planoise, travail de sensibilisation et d’information des acteurs concernés.
2002-2006 : poursuite de la sensibilisation ; appui technique et organisationnel à la mise en place de la filière d’approvisionnement en bois ; participation au choix du maître d’ouvrage délégué, du maître d’œuvre et des fournisseurs ; appui technique au démarrage et partenariat sur la communication : 1re flambée en février 2006, essais de performances en avril 2006 ; contribution au financement de l’investissement à hauteur de 0,91 Me sur un total de 1,48 Me d’aides financières (autres partenaires : État, Région Franche-Comté, Département du Doubs. |
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Franche-Comté
Bois-énergie, ça va chauffer L’une des plus grosses chaufferies au bois collectives en France vient d’être mise en service à Besançon. Cette réalisation, soutenue par l’ADEME dans le cadre du Programme bois-énergie, témoigne du dynamisme de la filière en Franche-Comté.
C’est le 13 octobre 2006, dix-huit mois après l’ouverture du chantier, qu’a été inaugurée la nouvelle chaufferie automatique au bois de Besançon, d’une puissance de 6 MW. Raccordée au réseau de chaleur qui alimente Planoise, un quartier d’habitat vertical dense à l’ouest de la ville, l’installation couvre près de 20 % des besoins en énergie de chauffage et eau chaude sanitaire. « Ce réseau urbain compte parmi les plus anciens et les plus importants de France », précise Michel Cairey-Remonnay, coordinateur ADEME du Programme bois-énergie pour la Franche-Comté.
Appui technique à chaque étape
«Le réseau dessert 8 319 logements, dont les deux tiers en habitat social, ainsi qu’une cinquantaine d’équipements publics ou commerciaux représentant 4 166 équivalents-logements, continue Michel Cairey-Remonnay. L’usine d’incinération de déchets ménagers fournissait déjà une part notable de la chaleur. Avec l’arrivée du bois, qui se substitue au fioul lourd, près de 60 % de l’énergie consommée proviennent désormais de la chaleur de récupération ou renouvelable.» L’installation va brûler 13 000 tonnes de bois par an, un volume record pour une chaufferie collective, essentiellement sous forme de plaquettes forestières (branches et bois de taillis déchiquetés). Dans un département boisé à 40 %, le combustible vient surtout des forêts publiques locales, communales ou domaniales, gérées par l’ONF. « L’ADEME s’est engagée dès la première heure derrière ce projet, souligne Michel Cairey-Remonnay. À chaque étape, depuis l’étude de préfaisabilité en 2001, nous avons apporté un appui technique au maître d’ouvrage, pour l’organisation de l’approvisionnement en combustible comme pour la réalisation de l’équipement. Et, bien sûr, nous avons contribué de façon significative à son financement, d’un coût total de 4,2 M€ HT.»
Une centaine d’emplois créés
La nouvelle chaufferie économisera, chaque année, près de 3 300 tonnes de fioul lourd, évitant ainsi le rejet de plus de 10 000 tonnes de CO2 et de 260 tonnes de SO2. «L’environnement est gagnant, l’économie locale aussi, puisque la filière valorise les sous-produits de l’exploitation du bois, favorise une bonne gestion de la forêt et génère des emplois : en dix ans de Programme bois-énergie, une centaine ont été créés en Franche-Comté», relève Michel Cairey-Remonnay. Le coût d’investissement pour la collectivité sera couvert par les économies sur la facture énergétique et la revente des quotas de CO2, sans surcoût pour les usagers. Avec un prix du bois compétitif, les abonnés devraient même voir baisser leur facture de chauffage ! Et l’expérience fait déjà des émules : 17 études sont en cours à Besançon, portant sur des projets de reconversion ou de construction de chaufferies au bois.
| Bonnes pratiques |
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ENVIRONNEMENTAL
La chaufferie au bois de Planoise concrétise une démarche environnementale qui va bien au-delà de la maîtrise de l’énergie. L’architecture des bâtiments contribue à l’amélioration de la qualité paysagère du site. Ils ont été construits avec des matériaux de Haute Qualité environnementale, durables, non toxiques et, à terme, recyclables sans émission de gaz à effet de serre. Enfin, le traitement des fumées et poussières garantit une qualité de l’air supérieure aux normes réglementaires.
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