Christelle Bortolini

 

 

« impliquer tous les acteurs
et créer une synergie »

3 questions à Christelle Bortolini, ingénieur au département Transports et Mobilité de l’ADEME

Selon les résultats de l’évaluation menée par l’Agence, les élus jouent un rôle essentiel dans la mise en place d’actions d’écomobilité scolaire. Quelle est selon vous la finalité de leur initiative ?
Effectivement, 52 % des projets sont lancés par des municipalités et des intercommunalités. Ce sont des partenaires techniques et financiers importants dans les démarches d’écomobilité scolaires. Cela est étonnant, car nous aurions pu croire que les établissements scolaires étaient moteurs dans ce type d’opération. Les chiffres soulignent donc que l’écomobilité scolaire joue un rôle majeur dans les politiques locales de transport et de planification urbaine. Au-delà des problématiques environnementales, il s’agit pour les élus d’adopter une démarche globale (aménagement du territoire, sécurité, communication, etc.).

À qui les collectivités peuvent-elles s’adresser pour lancer ce type de projets ?
Aux directions régionales de l’ADEME, mais aussi aux conseils en mobilité qui, lorsqu’ils existent, sont en mesure de leur fournir des informations sur les moyens de transport alternatifs à l’automobile. Elles peuvent également s’adresser aux réseaux locaux des Agences de l’environnement, aux associations de défense de l’environnement…

Quelles sont les clés de la réussite d’un projet d’écomobilité scolaire ?
Ces actions reposent, le plus souvent, sur le volontariat et nécessitent une concertation et une totale implication des différents acteurs pour créer une véritable synergie entre les municipalités, les responsables d’établissement, les enseignants, les parents d’élèves.


LES CHIFFRES CLÉS