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Chez Kindy, Naturaïa, une nouvelle gamme de chaussettes, a été lancée à l’issue du projet de R&D éco-conception qui portait sur les matériaux utilisés (fibres textiles, colorants, matériaux d’emballage, encres…) et les process de tricotage et de teinture. Un des produits de la gamme est à base de viscose issue de la culture du bambou ; un autre en coton biologique.
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Soutenir la Recherche et le développement
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L’ADEME a initié depuis 2004 un programme d’appels à projets concernant l’éco-conception de produits. En 2004, sur environ 75 projets éligibles, 18 ont été retenus et ont bénéficié du soutien de l’Agence. Le millésime 2008 témoigne d’une réflexion plus approfondie sur le sujet : «Les dossiers sont plus élaborés, plus solides. Le sujet est mieux maîtrisé, nos interlocuteurs connaissent maintenant bien les principes fondamentaux», analyse Myriam Puaut, ingénieure au département Éco-conception et consommation durable de l’ADEME. Au total, 39 dossiers ont été reçus pour l’édition 2008, avec trois axes de réflexion: la méthodologie visant à faire progresser la prise en compte de l’environnement dans le fonctionnement de l’entreprise ; le développement technologique sur des produits spécifiques (améliorations sur des machines à café Expresso, des bornes de paiement de parking…) ; et la recherche socio-économique. Ces appels à projets contribuent également – via les centres techniques et les fédérations professionnelles notamment – à promouvoir l’éco-conception et à motiver les entreprises.
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Le cycle vertueux
Mieux maîtriser les risques et les coûts liés au cycle de vie des produits, anticiper les attentes des consommateurs, faire de l’environnement un facteur de créativité et d’innovations : pour les entreprises, l’éco-conception est à la croisée d’enjeux économiques, d’image et de différenciation.
Tous les produits que nous consommons sont issus d’une analyse multicritère prenant en compte la technique, la fonctionnalité, les aspects économiques et esthétiques. «L’éco-conception consiste à inclure la dimension environnementale dès les premières étapes du projet. Il s’agit d’un regard supplémentaire et différent, incluant une logique de cycle de vie», explique Christine Cros, chef du département Éco-conception et consommation durable à l’ADEME. Et contrairement aux idées reçues, cette démarche ne coûte pas plus cher qu’une approche «classique». Au contraire, elle est source d’économie d’énergie, de matières, d’eau et de réduction des pollutions…
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Une approche transversale
L’implication de tous les services et acteurs de l’entreprise – conception, direction des achats, marketing, logistique, maintenance… – est la condition essentielle pour la réussite d’un projet d’éco-conception. Il faut par exemple que le service des achats soit réceptif à la demande de fourniture d’un nouveau produit, que la direction marketing se positionne sur le projet en développant éventuellement une stratégie spécifique, que le service après-vente accepte la modification de certaines pièces… «Il s’agit d’une véritable approche transversale pour que le projet devienne un projet d’entreprise», souligne Christine Cros.
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Petite Gigue, une chaise dessinée par François Azambourg et fabriquée par Patrick Brézé, est l’un des meubles présentés pour la deuxième édition de l’opération ÉcoDesign Bois Bourgogne, soutenue par l’ADEME.
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L’information, un levier essentiel
Comment ce projet d’entreprise peut-il naître ? «Par les convictions et la volonté clairement affichée d’un responsable d’entreprise, par des contraintes réglementaires qui évoluent, ou tout simplement par la découverte, au hasard des programmes de recherches, d’un procédé innovant qui va mobiliser les équipes», poursuit Christine Cros. Au-delà, l’information autour de l’éco-conception est un levier supplémentaire pour faire évoluer les entreprises.
La présence obligatoire d’indicateurs d’impact environnemental sur les étiquettes des produits – mesure figurant au programme du Grenelle environnement – contribuera par exemple à informer les consommateurs, mais aussi à inciter les entreprises à s’engager sur la voie de l’éco-conception.
Agir en connaissance de cause
«Il s’agit de souligner le caractère intégré de tous les maillons de la chaîne de fabrication d’un produit», commente Christine Cros. Pour renseigner les consommateurs sur les impacts des produits, les entreprises devront en effet réaliser un travail d’analyse des coûts, des flux de matières premières, des consommations d’énergie et, pour cela, recueillir des informations auprès de leurs fournisseurs et de leurs distributeurs. Un processus qui ne manquera pas de faire naître une réflexion approfondie sur le sujet et d’agir en toute connaissance de cause pour réduire les impacts de leurs produits tout en réalisant des bénéfices économiques.
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La chaussure de randonnée Kenema de Lafuma utilise des matériaux renouvelables, tels que le chanvre ou le caoutchouc naturel, ou recyclés, comme le polyester. |
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Pour le Shock Absorber, l’équipe R&D de Rowenta a développé, pour le corps de l’aspirateur, une nouvelle technologie de mise en œuvre du polypropylène expansé (PPE) un matériau robuste, léger et recyclable. Le choix d’un moteur à haut rendement a permis de réduire sa consommation électrique de 20% à performances égales d’aspiration.
En novembre 2006, l’aspirateur Shock Absorber a reçu le premier prix Environnement & Entreprises du ministère chargé de l’écologie, organisé par l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d’industrie (ACFCI).
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Prosign a créé en 2001, avec le soutien de la délégation régionale de l’ADEME en Picardie, la «Plastipoche», une poche plastique souple qui se substitue à l’emballage métallique habituel de ses produits et réduit le poids des déchets de plus de 85%. Elle a reçu le prix de l’innovation du BTP au Salon des maires 2003.
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