Les déchets spécifiques
Savez-vous
que… ?

1 tonne de pièces produites nécessite en moyenne 10 tonnes de sables dont 1 tonne est éliminée.

En 1995, le gisement global de sables de fonderie a été estimé à 850 000 tonnes (il n’existe pas d’enquête plus récente).


Le +

Recensement et caractérisation des réfractaires, des scories et des crasses de fonderies, 1997, ADEME


Le + @ 

www.recydem.fr
www.ctif.com
www.fondeursde france.org


CTIF
Centre Technique
des Industries
de la Fonderie
44 avenue de la
Division Leclerc
92318 SEVRES CEDEX
Tél. 01 41 14 63 00
Fax 01 45  34 14 34
www.ctif.com

Fondeurs de France
45 rue Louis Blanc
92400 COURBEVOIE
Tél. 01 43 34 76 48
Fax 01 43 34 76 31
www.fondeurs defrance.org


Les sables de fonderie

Définition

L’industrie de la fonderie utilise pour la fabrication de ses pièces, des sables constituant les moules et les noyaux.

Ces sables peuvent être homogénéisés :

soit avec des liants minéraux d’origine naturelle (sables silico-argileux, sables au silicate,…),

soit avec des liants organiques de synthèse (résines phénoliques ou furanniques).

Dans le premier cas, l’élimination des sables n’induit pas de risques de pollution pour l’environnement.

En revanche, pour la deuxième catégorie, il convient de distinguer :

les sables brûlés ayant subi une coulée dont le choc thermique détruit en grande partie les liants organiques de synthèse ;

les sables non brûlés n’ayant pas subi la coulée du métal. Ceux-ci sont les pertes et rebuts des moules et noyaux, les sables issus du nettoyage des machines et des postes, ainsi que les excès de sables préparés. Ils sont par conséquent pollués par les résines de synthèse.

Côté pratique 

La majeure partie des sables de fonderie à liants minéraux est recyclée in situ, directement sur le lieu de production des sables usés.

Les sables usés à liants organiques peuvent suivre trois types de valorisation :

La régénération mécanique

Ce procédé est réalisé par frottement des grains les uns contre les autres ou par projection contre une surface dure. Les opérations de dégangage et de désenrobage permettent de séparer les sables et les résines enrobant les grains. Les sables ainsi récupérés sont recyclés et les déchets à base de résines sont éliminés de la même façon que les sables non brûlés.

La régénération thermique

Il s’agit ici de détruire la résine qui s’enflamme à 800 °C par passage sur un lit fluidisé. La température du sable est ensuite abaissée à 35 °C par passage dans un refroidisseur.

La régénération par voie bactériologique

Ce procédé permet de réduire le taux de phénols des sables.


Les incinérateurs de déchets non dangereux autorisés avant le 28 décembre 2002 sont réglementés par l’arrêté du 25 janvier 1991 jusqu’au 28 décembre 2005. À compter de cette date, ils devront se conformer aux dispositions de l’arrêté du 20 septembre 2002. Ce dernier transpose la directive n° 2000/76 du 4 décembre 2000 sur l’incinération des déchets et s’applique d’ores et déjà aux installations nouvellement autorisées.
Chacun de ces arrêtés impose des prescriptions concernant le contrôle, l’entreposage, le transport et l’élimination des déchets produits par l’installation d’incinération, dont les mâchefers et les résidus d’épuration des fumées. Les dispositions suivantes peuvent notamment être relevées :
les résidus d’épuration des fumées et les mâchefers doivent être stockés séparément
le stock de résidus d’épuration présent avant évacuation doit être protégé de la pluie et des envols
les mâchefers doivent être refroidis
le transport des résidus de l’incinération entre le site de production et le lieu d’élimination doit se faire de manière à éviter tout envol de matériau, notamment dans le cas de déchets pulvérulents.

La circulaire du 9 mai 1994 relative à l’élimination des mâchefers d’incinération des résidus urbains détermine les différentes filières de traitement des mâchefers en fonction de leurs caractéristiques physiques et chimiques et de leur potentiel polluant (cf. supra).
Les résidus d’épuration des fumées d’incinération doivent, quant à eux, être éliminés en centre d’enfouissement technique de classe 1 après avoir été stabilisés.