Nos expertises

De quoi parle-t-on ?

Élément essentiel à la vie, le sol subit de multiples dégradations liées aux activités humaines qui menacent d’altérer ses fonctions. Le sol est une ressource à préserver. Aussi l’ADEME conduit-elle des actions pour la protection des sols et la remise en état des sites pollués. Le sol est la couche supérieure de la croûte terrestre.

Produit d'interactions complexes entre le climat, la géologie, la végétation, l'activité biologique, le temps et l’utilisation des terres, il remplit une multitude de fonctions essentielles à la vie et souvent interdépendantes, au niveau :

  • environnemental (stockage et épuration de l'eau, rétention des polluants, biodiversité…) ;
  • économique (production agricole et forestière, matières premières…) ;
  • ​social et culturel (support de l'activité humaine, patrimoine culturel et paysager…).

Par ailleurs, le sol est une ressource non renouvelable au taux de dégradation potentiellement rapide, de l’ordre de quelques années ou décennies, alors que les processus de formation et de régénération sont extrêmement lents, souvent plusieurs milliers d'années.

Les sols ont été – et sont encore – exposés aux pollutions industrielles et de services, principalement, depuis les deux derniers siècles, par des dépôts de déchets ou directement par les activités. Ces sources de pollution se diffusent ensuite dans les sols, dans les eaux souterraines et superficielles, et sont absorbées par les végétaux et les animaux. Cette contamination menace la qualité de la ressource en eau, de la chaîne alimentaire et des écosystèmes, et engendre in fine des risques environnementaux et sanitaires qu’il est nécessaire de prendre en compte.   

Les polluants rencontrés sont très variés, d’origine organique (hydrocarbures, solvants…), minérale ou métallique (plomb, mercure…). Leur fréquence, observée sur 2 500 sites répertoriés dans la base de données BASOL du BRGM, est la suivante :

  • des benzènes, toluènes, éthylbenzènes et xylènes (BTEX) dans 2 % des cas recensés ;
  • des cyanures dans 3 % ;
  • des hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans 9 % ;
  • des hydrocarbures dans 20 % ;
  • des hydrocarbures chlorés (PCB-PCT, produits organiques polychlorés, solvants halogénés – TCE, trichloréthylène) dans 11 % ;
  • des métaux et métalloïdes (arsenic, baryum, cadmium, chrome, cobalt, cuivre, mercure, molybdène, nickel, plomb, sélénium, zinc) dans 52 % ;
  • d’autres contaminants (ammonium, chlorures, pesticides, solvants non halogénés, sulfates) dans 3 %.