Nos expertises
Valorisation en fin de vie

Sommaire du dossier :

Problématiques de la gestion des produits biosourcés en fin de vie

Mis à jour le 12/06/2014

La filière des produits biosourcés est jeune et en plein essor. Une importance particulière est portée à la réduction de ses impacts environnementaux à chaque étape : de l’extraction des matières premières à la gestion des produits en fin de vie.

Dès la conception d’un produit biosourcé, il est important d’étudier les options permettant la valorisation en fin de vie la plus pertinente en fonction de ses propriétés (recyclabilité, biodégradabilité, pouvoir calorifique…), de ses utilisations, ainsi que des filières qu’il pourra emprunter, dans un but d’économie circulaire : sera-t-il compatible avec les filières actuelles ou faudra-t-il en créer de nouvelles ?

Traitement par typologie des produits

Selon la typologie de produits biosourcés : produits chimiques ou matériaux (plastiques, composites, etc.), les problématiques de gestion en fin de vie sont très différentes.

Produits chimiques

La plupart d’entre eux, une fois utilisés, ne sont pas récupérables (peinture sur un mur, vernis sur du bois, lubrifiant de machines agricoles, etc.). Ainsi trois possibilités majeures existent :

  • afin de répondre aux exigences de labels tels que l’EU Écolabel, par exemple, de plus en plus de lubrifiants et de tensioactifs (détergents, cosmétique, etc.) sont biodégradables en milieu naturel ;
  • les peintures, colles, vernis… sont traités de la même manière que le support sur lequel ils ont été appliqués ;
  • les produits qui peuvent l’être sont récupérés et recyclés (les solvants dans les procédés industriels, par exemple).

Matériaux biosourcés

Leur gestion en fin de vie représente un enjeu d’autant plus important qu’un développement conséquent de ces derniers est attendu dans les prochaines années.
Afin de mieux appréhender les problématiques liées à leur valorisation en fin de vie, l’ADEME a piloté en 2014 une étude portant sur l’identification et la valorisation de leurs gisements, actuellement ainsi qu’aux horizons 2020-2030.
Le concept de « produit biosourcé » exclut les filières traditionnelles comme le bois d’œuvre ou le papier/carton. De plus, ces filières traditionnelles possèdent des tonnages en fin de vie suffisants et, de ce fait, disposent déjà de filières de valorisation spécifiques.

Deux cas principaux se présentent quant à la valorisation des matériaux biosourcés en fin de vie :

  1. ceux dont les structures sont identiques à celles des produits pétrochimiques pour lesquels les filières spécifiques de valorisation sont déjà en place (PET et PE biosourcés) ;
  2. ceux qui possèdent une structure innovante pour lesquels il n’existe pas encore de filière de valorisation spécifique, comme pour tout matériau innovant dont le flux en fin de vie n’est pas encore suffisant à la création d’une filière de valorisation (minimum de 10 kt/an, seuil à corréler avec le taux prix matière secondaire versus matière vierge). En vue d’éviter les perturbations des filières de recyclage actuelles par ces matériaux innovants (par exemple, l’acide polylactique – PLA – qui est incompatible avec le PET), l’utilisation de technologies telles que le tri optique devra être généralisée dans les centres de tri ou sur-tri à l’échelle nationale. Une fois la séparation assurée, mais tant que les flux de matériaux innovants ne sont pas suffisants et s’ils sont incompatibles avec les filières actuelles, une solution de valorisation temporaire, comme une valorisation énergétique, pourrait être envisagée. Cependant, il est à noter que certains de ces matériaux sont compatibles jusqu’à un certain seuil avec les filières actuelles sans altérer les propriétés des matériaux recyclés.

Sommaire du dossier :