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L’écologie industrielle et territoriale

Mis à jour le 13/07/2017

L’Écologie industrielle et territoriale (EIT) stimule les échanges de ressources (énergie, matières, co-produits...) entre entreprises.

L'EIT, premier pas vers la réduction de l'impact environnemental

L’EIT repose sur une approche pragmatique qui considère qu’à une échelle géographique donnée (zone industrielle, agglomération, département…), et quel que soit son secteur d’activité, chacun peut réduire son impact environnemental en essayant d’optimiser et/ou de valoriser les flux (matières, énergies, personnes...) qu’il emploie et qu’il génère.

L’EIT s’appuie donc sur l’étude de la nature, de la provenance et de la destination des flux pour identifier et développer des synergies industrielles, initier de la mutualisation de moyens et de services, du partage d’infrastructures. L’écologie industrielle et territoriale peut même contribuer à l’émergence d’activités intermédiaires entre émetteurs et consommateurs.

Concrètement, c’est ainsi que vos déchets et co-produits peuvent devenir une matière première dans une autre activité, ou que votre énergie peut provenir de la chaleur fatale d’un site voisin.
Les bénéfices économiques, sociaux et environnementaux de l’EIT constituent ainsi des enjeux forts, tant pour les entreprises (compétitivité) que pour les collectivités (attractivité territoriale).

L’ADEME agit en faveur de l’EIT


Aux côtés d’acteurs de terrain et de différents ministères, l’ADEME contribue au Comité d’animation territoire durable et écologie industrielle (CATEI), l’outil de pilotage national de l’Écologie industrielle et territoriale.

L’ADEME accompagne et finance ainsi des projets de recherche et développement en EIT. Par exemple, elle apporte son soutien :

  • à la création du référentiel Evaluation des performances des démarches d’écologie industrielle et territoriale (ELIPSE) sur 2015-2016. Il est piloté par l’association Orée, en partenariat avec divers acteurs de la recherche (université technologique de Troyes, université de Grenoble, université de Lyon). L’objectif de ce référentiel est de définir une méthodologie commune pour suivre l’évolution des démarches d’EIT dans le temps et les évaluer selon des indicateurs adaptés à la maturité des projets ainsi qu’aux différentes échelles territoriales. Le référentiel ELIPSE a officiellement été lancé le 14 décembre 2016 à Paris ;
  • au Programme national de synergies inter-entreprises (PNSI)  sur 2015-2017. Il est piloté par l’Institut de l’économie circulaire en partenariat avec quatre conseils régionaux : Nouvelle-Aquitaine, Bretagne, Normandie et Auvergne-Rhône-Alpes. Ce programme repose sur une méthode d’animation de démarche d’EIT anglo-saxonne (NISP) qui se focalise sur une approche principalement économique visant à mettre en relation des entreprises lors d’ateliers participatifs ;
  • à l’essor de l’outil Act’IF, développé en 2014 par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Montauban et Tarn-et-Garonne, et actuellement déployé nationalement par la CCI Midi-Pyrénées et CCI de France. Cet outil, au service de la compétitivité des entreprises et des territoires, permet de collecter les flux des entreprises et d’identifier des synergies potentielles locales. Les synergies mises en œuvre avec l’aide du réseau CCI ont ainsi contribué à la création de 17 emplois et à la préservation de 45 autres, à la valorisation de 64 732 tonnes de déchets et à 437 000 € d’économies.

Enfin, l’ADEME accompagne les territoires et les groupements d’entreprises souhaitant se lancer dans une démarche d’écologie industrielle et territoriale : des appels à projets régionaux « EIT » ou « Économie circulaire » proposent plusieurs types d’accompagnement (animation, études, aides à l’investissement…). Pour en savoir plus, consultez le site de votre ADEME régionale.

Exemple de projet d’EIT

Plus de soixante projets d’EIT sont actuellement menés en France, dont l’éco-réseau des entreprises Biotop de Périgny (17). 95 entreprises mutualisent leurs efforts avec des exemples concrets de synergies comme la valorisation des chutes de PVC rigide et des sacs à café en toile de jute, le réemploi des big-bags, ou encore une innovation ayant permis le développement de la première solution de toiture végétalisée 100 % recyclée.

Vidéo sur l’expérience de la Communauté de communes de Dunkerque et d’ArcelorMittal en matière d’écologie industrielle et territoriale