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L’évaluation environnementale dans l’industrie et les services

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Outils et méthodes

Mis à jour le 23/08/2017

L’évaluation environnementale a pour objet de mesurer et d’analyser les effets sur l’environnement pour prévenir des conséquences dommageables sur l’environnement.

Les domaines d’application de l'évaluation environnementale sont divers. Il peut s’agir de réaliser l’évaluation environnementale d’une politique publique, d’un projet structurant ou encore d’un produit (bien ou service) ou d’une organisation (site de production par exemple).

Évaluation environnementale des produits

Dans le domaine de l’évaluation globale et multicritère des impacts environnementaux, l’analyse de cycle de vie (ACV) est l’outil le plus abouti.
L’ACV permet de quantifier les impacts d’un produit (un bien, un service ou même un procédé), depuis l’extraction des matières premières qui le constituent jusqu’à son élimination en fin de vie, en passant par les phases de distribution et d’utilisation, soit « du berceau à la tombe ». La série des normes ISO 14040 décrit la méthodologie et la déontologie que doivent suivre les études ACV.

La réalisation d’ACV sur les produits peut être utilisée à des fins :

Évaluation environnementale des organisations

Les deux principales références sont :

  • la norme ISO 14031, qui définit une méthode de suivi en continu de la performance environnementale ;
  • l’empreinte environnementale des organisations, qui comptabilise les impacts environnementaux d’une organisation par le biais du cycle de vie de ses produits et services.

L’évaluation environnementale selon la norme ISO 14031

L’objectif de la norme ISO 14031 est de permettre aux organisations de mesurer, suivre et communiquer leurs performances environnementales (PE) en utilisant des indicateurs clés basés sur des informations fiables et vérifiables.
L’organisation utilise les informations issues de l’évaluation de sa PE pour :

  • identifier ses aspects environnementaux significatifs ;
  • se fixer des objectifs pour suivre et améliorer sa PE ;
  • identifier des opportunités d’action ;
  • suivre les évolutions de sa PE et de son efficience ;
  • évaluer sa conformité réglementaire environnementale ;
  • communiquer en interne ou en externe sur sa PE.

La norme définit deux types d’indicateurs :

  • indicateurs sur la condition de l’environnement sur lequel l’organisation peut avoir un impact ;
  • indicateurs de PE sur la façon dont l’organisation gère ses aspects environnementaux significatifs ainsi que sur la PE opérationnelle liée à l’activité de l’organisation.

Méthode recommandée par la Commission européenne de mesure et de communication de l’empreinte environnementale d’une organisation

La Commission européenne a établi une méthode sur la base des références existantes, notamment les normes ISO 14064 et 14069.
Le champ de l’empreinte environnementale d’une organisation (Organisation Environmental Footprint - OEF) inclut :

  • l’ensemble des produits-services de l’organisation ;
  • la totalité du cycle de vie de ses produits-services ;
  • l’ensemble des impacts environnementaux potentiels de ces cycles de vie.

Cette méthode s’applique à tous les types d’organisation et tous les secteurs. La Commission européenne prévoit le développement de référentiels dans certains secteurs afin de préciser et d’adapter les règles méthodologiques. Pour ce faire, elle a lancé des appels à candidatures ouverts à des consortiums sectoriels représentatifs. L’ADEME participe notamment à un projet de référentiel dans le secteur du commerce.

Les principales phases de la méthode :

  • définir le champ de l’étude ;
  • sélectionner les catégories d’impact et les modèles de calcul d’impact ;
  • inventorier les flux sur le champ de l’étude en privilégiant la collecte de données sur site et le détail des processus quand cela est possible ;
  • évaluer les impacts en classant et en caractérisant les données d’inventaire (flux) dans leurs catégories d’impact ;
  • vérifier et interpréter en interne les résultats ;
  • présenter les résultats dans un rapport ;
  • faire analyser les résultats par un expert extérieur si le rapport doit être diffusé en externe.

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