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L’écoconduite, une attitude à adopter !

Mis à jour le 19/05/2014

Adopter l'écoconduite c’est réaliser de substantielles économies et contribuer à préserver l’environnement. Pour se familiariser avec les « bonnes pratiques », une large offre de formation s’est développée.

Projet GECO de l' IFPEN soutenu par l'ADEME

L’objectif de l’écoconduite est d’amener ses pratiquants à rouler mieux, pas forcément « moins vite ». Il s'agit en premier lieu d’examiner toutes les alternatives au véhicule individuel motorisé qui permettraient de satisfaire le besoin de mobilité, et de s’intéresser ensuite à la technique de conduite et aux astuces permettant de réduire l’impact environnemental (bruit, consommation, CO2, polluants) du trajet en voiture particulière.

Cette approche de la mobilité est déjà largement pratiquée dans de nombreux pays d’Europe, certains l’ayant d’ailleurs intégrée dès l’enseignement de la conduite, au niveau des examens théoriques et pratiques (Scandinavie, Pays Bas, Suisse, Autriche…).
 

Optimiser l’usage du véhicule

Toute utilisation d’un véhicule peut faire l’objet d’une analyse d’écoconduite : voitures particulières, 2-roues motorisés, transports collectifs, véhicules de chantier, trains, bennes à ordures… Il s’agit à chaque fois d’optimiser l’usage du véhicule, tout en soulignant l’effet de mauvaises habitudes ou d’idées reçues qui, avec l’évolution technique des motorisations, n’ont plus la pertinence qu’elles ont pu avoir par le passé.
Il est couramment estimé qu’un conducteur de véhicule particulier a un potentiel moyen de réduction de sa consommation de l’ordre de 7 à 10 % en usage moyen. Certains usages plus spécifiques ou plus contraints bénéficient également de l’écoconduite. Ainsi, par exemple, elle permet une réduction de 5 % sur la consommation des facteurs de La Poste en distribution de courrier, ou 9 % pour les conducteurs de trains ICE de la Deutsche Bahn. De plus, les formations à l’écoconduite induisent systématiquement une réduction sensible de la sinistralité (risque routier) dans des proportions supérieures au gain de consommation, grâce à la pratique active de l’anticipation que l’écoconduite permet de mettre en œuvre.
Enfin, il apparaît que l’écoconduite en elle-même ne remet pas en cause les temps de trajet, les vitesses moyennes relevées étant au moins maintenues. Ceci a été démontré sur les services soumis à des horaires (autocars, bus, trains) qui ont obtenu des gains de consommation énergétique tout en maintenant la ponctualité de leurs dessertes. Les gains apportés par l’écoconduite sont donc cumulables avec le potentiel de réduction de consommation induit par une réduction des vitesses pratiquées.

De nombreuses formations disponibles

Une offre de formation large est en train d’émerger en France, compte tenu de la demande croissante. Il n’existe pas à ce jour, en France, de labellisation partagée sur ce type de formation. Il faut donc rester critique dans la sélection d’un prestataire de formation. Il convient au moins que la formation comporte :

  • un volet théorique exposant les enjeux et la démarche dans sa globalité afin de s’interroger sur l’identification des besoins de mobilité individuelle, sur les différents moyens permettant de les satisfaire, sur les critères de choix d’un véhicule s’il est individuel, sur la dynamique de ce véhicule dans le trafic et sur les techniques de conduite permettant d’obtenir cette dynamique ;
  • un volet pratique sur véhicule instrumenté, permettant une confrontation réelle et concrète aux changements de comportement et à leurs conséquences.

Idéalement, un suivi dans le temps de la performance réalisée est à mettre en place, car les gains initiaux ne sont pas acquis définitivement et les mauvaises habitudes reprennent facilement le dessus quelques mois après la formation.

Pour en savoir plus : rendez-vous sur l'espace éco-citoyens.