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FRET21 les chargeurs s'engagent en faveur du climat !

Mis à jour le 23/05/2017

Suite aux 10 premiers engagements signés en 2015, le dispositif FRET21 sera accessible à tout chargeur volontaire à partir de mars 2016.

Le secteur des transports représente en France 32 % de la consommation d’énergie finale en 2013, près de 70 % de la consommation de produits pétroliers et 36 % des émissions de CO2. C’est le principal secteur émetteur de gaz à effet de serre.
 
Le transport routier représente plus de 80 % de la consommation énergétique du secteur des transports et est responsable de 92 % des émissions de CO2.
Alors que les émissions totales de gaz à effet de serre de la France ont diminué entre 1990 et 2012, celles des transports ont fortement augmenté entre 1990 et 2004 (+19 %) puis ont décru. La France a pour objectif de ramener d’ici à 2020 les émissions des transports à leur niveau de 1990, c’est-à-dire de réduire de 20 % les émissions du secteur (par rapport à 2005).

En décembre 2008, l’ADEME et le Ministère de l’Écologie lançaient officiellement la charte « Objectif CO2 » — Les transporteurs s’engagent » à destination des entreprises du transport routier de marchandises. Ce dispositif a notamment permis aux PME et TPE du secteur de se familiariser avec l’enjeu des émissions de gaz à effet de serre et d’appréhender leurs propres marges de progrès. Le rapport d’évaluation réalisé en 2013 avançait une économie de 715 tonnes de CO2 de 2009 à 2012.
 
Les « chargeurs » étant un maillon important de la chaîne logistique en tant que donneurs d’ordre, l’ADEME et l’AUTF (Association des Utilisateurs de Transport de Fret) ont travaillé à la mise en place d’un dispositif similaire pour ces entreprises. Avec le soutien des organisations professionnelles, les travaux se sont notamment appuyés sur l’implication d’une dizaine d’entreprises de la chimie et de l’agroalimentaire.
Parallèlement, de 2008 à 2013, un dispositif réglementaire se mettait en place, « Info CO2 transport », dont le principe est de fournir aux bénéficiaires des prestations de transport une information fiable sur la quantité de gaz à effet de serre correspondante. Un rapport de mise en oeuvre  prévu par la réglementation vient d’être établi.

Le président de l’ADEME, Bruno Lechevin, et le président de l’Association des usagers des transports de fret (AUTF), Denis Choumert, se sont réunis à Paris ce 2 février pour faire un point d’étape sur la démarche « FRET21 - Les chargeurs s’engagent ». L’occasion de faire le bilan de la phase d’expérimentation menée entre 2015 et 2016, avec le retour d’expérience des 10 premières entreprises déjà engagées. L’objectif est de réunir 1000 entreprises signataires d’ici 2020, ce qui permettrait d’économiser 0,4 million de tonnes de CO2.
 

Qu’est-ce que la démarche « FRET21 »

Elle a pour objectif d’inciter les entreprises agissant en qualité de donneurs d’ordre des transporteurs à mieux intégrer l’impact des transports dans leur stratégie de développement durable. Chaque entreprise volontaire signera un accord avec l’ADEME dans lequel elle précisera un objectif de réduction des émissions de CO2 et s’engagera à mettre en œuvre des actions pour y parvenir.
 

Quels objectifs CO2 ?

Les actions mises en œuvre représenteront en moyenne un gain de l’ordre de 10 % des émissions de CO2.
Sur la base de 1 000 entreprises engagées d’ici 2020, le déploiement de ces actions permettrait d’économiser :
 
  • 0,2 Mt de CO2 sur l’année 2020 ;
  • 0.4 Mt de CO2 en cumulé sur la période 2015-2020 ;
  • 1,4 Mt de CO2 en cumulé sur la période 2015-2025.

Quels sont les transports impactés par ce dispositif ?

L’ensemble de la chaîne logistique est concerné par ce dispositif : les transports « amont » (approvisionnement des usines) et les transports « aval » (distribution) tous modes de transport confondus.
 

Quels types d’actions peuvent être menés ?

Les actions susceptibles d’être mises en œuvre par les entreprises ont été réparties selon quatre axes :
 
  • taux de chargement : optimisation des charges palettisées, des conditions de livraison, réduction des trajets à vide, gestion mutualisée des approvisionnements… ;
  • distance parcourue : optimisation du positionnement des sites, de l’affectation des productions et des clients… ;
  • moyen de transport : choix et optimisation des véhicules routiers, utilisation de modes alternatifs à la route… ;
  • achat des prestations (en construction) : intégration de critères de choix relatifs aux émissions de CO2, et suivi des émissions de CO2 des prestations achetées…

 Ces actions sont détaillées dans des fiches « actions » qui permettront aux entreprises d’identifier :
 
  • le potentiel de réduction de chacune de ces actions ;
  • le degré de complexité de la mise en œuvre ;
  • le nombre de parties prenantes concernées par la mise en œuvre de ces actions.

Quelle est la durée de l’engagement ?

Les entreprises s’engagent à réduire de x % (niveau fixé par l’entreprise en fonction de ses possibilités lors de son entrée dans l’engagement, avec un niveau moyen estimé de l’ordre de 10 %) les émissions des transports générés par leurs activités, sur une période de 3 ans.
Une évaluation annuelle permettra de vérifier le respect des engagements pris par l’entreprise, et d’ajuster le cas échéant son plan d’action et ses objectifs.
 

Quels sont les outils d’évaluation ?

  • un catalogue de fiches actions ;
  • un outil de suivi qui fournit la somme des économies de CO2 engendrées par les différentes actions menées ;
  • une calculette qui permet la valorisation des gains en CO2 liés à la mise en œuvre d’une action.