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Chiffres clés

Mis à jour le 01/03/2017

Le secteur des transports représente 32,5 % de la consommation d'énergie finale en France en 2014, contre 29 % en 1990. 70 % de la consommation de produits pétroliers, il est le principal émetteur de C02, avec 39 % des émissions totales (hors UTCF).






En 2014, la route représente plus de 80 % des consommations de ce secteur, suivi de l’aérien (15 %), du ferroviaire (1,8 %) et de la navigation intérieure (0,4 %). Les voitures représentent plus de 60 % des consommations du transport routier, devant les véhicules utilitaires légers (20 %), les camions (14 %), les bus et autocars (4 %) et les deux-roues (1,5 %).

 

Les transports urbains de voyageurs

La loi du 12 juillet 2010 portant Engagement National pour l'Environnement (ENE) prévoit la création d’infrastructures de transport, dont 1 500 kms de lignes de transport collectifs urbains (hors Ile-de-France), l’extension du réseau de lignes à grande vitesse, le développement des transports collectifs en site propre (TCSP) ainsi que l’amélioration de l’inter-modalité. Les modes de transport « doux » et nouveaux services à la mobilité sont également mis en avant (vélo, marche, auto-partage, covoiturage, plans de déplacement d’entreprise). La loi ouvre aussi la possibilité de péages urbains pour les agglomérations de plus de 300 000 habitants disposant de plans de déplacement urbains.

Les transports de marchandises

L’objectif est d’augmenter à 25 % la part du non routier et du non aérien d’ici 2020. Comment ? En développant des autoroutes maritimes et ferroviaires, en instaurant une écotaxe kilométrique pour les poids lourds sur le réseau routier national non concédé, en améliorant les performances environnementales du fret routier (réduction de la vitesse de 10 km/h, péage sans arrêt, éco-conduite). Les transporteurs ont désormais l’obligation d’afficher les émissions de CO2 liées à leurs prestations. Ils peuvent par ailleurs conclure des engagements volontaires de réduction des émissions de CO2 via la charte « Objectif CO2 : les transports s’engagent ».

Les transports routiers

La croissance des consommations du transport routier s’est nettement ralentie depuis 2000 et a été plus lente que celle du PIB. Depuis 2011, la consommation du transport routier a même décru de 1,1 %/an à cause d’une forte augmentation des prix des carburants (plus de 12 %/an en 2010 et 2011), d’un contexte économique plus fragile, mais également de l’impact des mesures pour l’efficacité énergétique des modes de transport. La loi ENE veut réduire de 20 % les émissions actuelles de l’ensemble du secteur d’ici à 2020 (soit revenir au niveau de 1990).

Les véhicules particuliers

Depuis 2006, l’étiquette énergie/CO2 est apposée sur tous les véhicules destinés à la vente ou en crédit-bail, afin d'informer sur la consommation de carburant et les émissions de CO2 et orienter le choix des consommateurs. Depuis novembre 2012, un étiquetage est également obligatoire en France pour les pneumatiques. La France a aussi opté pour un système de bonus/malus écologique en 2015 : il récompense les acquéreurs de voitures neuves émettant le moins de CO2. Le bonus va de 6 300 € à 4 000 € pour les véhicules neufs électriques ou hybrides émettant moins de 60g CO2 par km (barème 2014). Et le malus va de 150 à 8 000 € pour un véhicule émettant plus de 130g de CO2/km.

En 2014, 26,3 % des voitures neuves vendues possédaient le label A (<100 gCO2/km) et 42,6 % un label B (pour des émissions comprises entre 101 et 120g de CO2/km). Ajouté à cela, 10 561 voitures électriques ont été vendues en France durant cette même période.

En tout, la France comptait 31,7 millions de voitures particulières en 2014. Avec 111 g de CO2 par km en 2015, notre pays a déjà atteint l’objectif de la directive européenne imposant aux constructeurs de ramener la moyenne des émissions spécifiques de CO2 des voitures neuves à 130 g de CO2 par km en 2015 (95g de CO2/km visé en 2020).

Les efforts de la France ne se limitent pas aux véhicules neufs, puisque depuis 2006 est également appliquée une surtaxe sur l’immatriculation des véhicules d’occasion visant à pénaliser les véhicules les plus polluants.