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L’éolien

Mis à jour le 11/08/2014

La production électrique éolienne répond à divers objectifs : indépendance énergétique, développement des ressources nationales, sécurité des approvisionnements, qualité de l'air, et s'inscrit aussi dans la lutte contre le changement climatique.

Faire de l’électricité avec le vent

Une éolienne est une machine permettant de convertir l'énergie cinétique du vent en énergie cinétique de rotation, exploitable pour pomper l'eau ou produire de l'électricité. Elle comprend : un moyen de conversion mécanique (les pales attachées au moyeu utilisent un principe d'aérodynamique similaire à celui des ailes d'avion), une conversion mécanique-électrique grâce à un alternateur (ou « génératrice ») et la mise en forme de l'électricité produite pour l'injecter sur le réseau grâce à des composants d'électronique de puissance.

La quasi-totalité de la production des éoliennes actuelles est injectée sur le réseau électrique. L’énergie éolienne offre un potentiel technique important et encore largement sous-exploité. L’objectif de production d’électricité éolienne française en 2020 devrait représenter plus de 10 % de la demande.

Il existe deux grandes familles d'éoliennes : les machines à axe vertical et les machines à axe horizontal, qui se déclinent en trois gammes de puissance :

  • le « petit éolien », pour les machines de puissance inférieure à 36 kW ;
  • le « moyen éolien », pour les machines entre 36 kW et 350 kW ;
  • le « grand éolien » (puissance supérieure à 350 kW), pour lequel on utilise des machines à axe horizontal, munies, dans la plupart des applications, d'un rotor tripale.

Les machines actuelles les plus fréquentes sont d’une puissance de 2 MW à 3 MW. Les éoliennes peuvent être implantées sur terre ou en mer.

L’éolien dans le paysage énergétique français

L’énergie éolienne participe à l’équilibre offre-demande du système électrique national et contribue à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. La filière est créatrice de valeur ajoutée, d’emplois locaux et d’innovations techniques et sociales : environ 250 entreprises (faisant appel à 150 sous-traitants) travaillent sur l'un des segments de l’éolien terrestre ou maritime, soit 10 000 emplois directs.

Les entreprises françaises sont exportatrices de composants destinés aux fabricants étrangers (génératrices, couronnes d’orientation) ou à l’installation de parcs à l’étranger (câbles, etc.), pour un chiffre d’affaires de 0,9 à 1 milliard d’euros par an. Le bilan environnemental de l’éolien est largement positif. Son impact sur les espèces, sur le bruit et sur les paysages font l’objet d’études et d’une réglementation pour le limiter.

Actions de l’ADEME

Elles visent à lever les freins au déploiement de l’éolien, à travers trois volets :

  • l’acceptabilité des projets : depuis quinze ans, l’ADEME a construit des formations techniques pour étudier en détail les bonnes pratiques adaptées au montage d'un parc éolien en France, dans le respect des dispositions règlementaires. Elle a édité un guide sur la concertation autour des projets éoliens, et monté des partenariats avec l’Union internationale pour la conservation de la nature ou la Ligue de protection des oiseaux afin de prendre en compte le mieux possible les enjeux environnementaux ;
  • le soutien aux avancées technologiques les plus proches du marché, par le financement de démonstrateurs, dans le cadre du programme des Investissements d’Avenir. L’ADEME vise ici des retombées industrielles et économiques ;
  • la recherche et développement : les principales actions portent sur la prévision et la prédictibilité (outils, logiciels, méthodologies), la compatibilité des parcs éoliens et des radars utilisés pour la météorologie, la Défense ou l’aviation civile, et les impacts sur la biodiversité.